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Museomix en 10 clichés

Camille Cocaud, chef de projet numérique à la Casemate a participé à Muséomix au Musée Gallo-Romain de Fourvière, à Lyon. Elle revient pour nous sur cet évènement haut en couleur.

Les dernières semaines ont été très denses en évènements. Après la Fête de la Science à Grenoble, le festival Rocktambule à Pont-de-Claix et une conférence sur les caméras mobiles à Valence, j’ai filé à Lyon pour participer à la seconde édition de Muséomix du 19 au 21 octobre, au Musée Gallo-Romain de Fourvière. Je vous propose une sélection de 10 photos pour résumer l’esprit de cet évènement de création collaborative incontournable (et épuisant !).

Pour faire un bon Muséomix bien croustillant : rassemblez plus de 120 passionnés des musées et du numérique pendant trois jours. Ajoutez 180 litres de café pour un équivalent de 6435 heures travaillées, des Playmobil en rangs d’oignons, un FabLab  prêt à l’emploi (prêté par Nod-A) et une louche de nouvelles technologies. Mélangez puis saupoudrez le tout sur des collections très intéressantes mais peu mises en valeur... Vous obtiendrez 10 projets innovants pour remixer les musées !

Après une première visite des collections du musée, tout le monde s’est retrouvé durant la première plénière. Au menu : certains participants ont proposé des idées pour remixer une partie du musée, avec un scénario plus ou moins défini. Pas moins de 25 propositions ont été énoncées cette année, pour seulement 10 équipes prévues. L’embarras du choix !

Les projets proposés, c’est l’émulation : afin de créer une équipe, chaque porteur de projet a du réunir un développeur, deux créatifs (designer, graphiste...), un spécialiste de l’époque gallo-romaine, un community manager et un médiateur pour une bonne mixité des compétences. Une par une, les équipes se sont donc vues baptisées : Makus, Wifius, Konnectikus, Taktilus, Uèsbeix, Pikselus, Kablus, Troadeus, Diskedurus et Numérikus.

Pendant trois jours, un espace entier du musée a été réservé au “muséomixage”. Entièrement conçu en seulement quatre jours par les élèves en design d’espace au lycée de La Martinière, il compte des espaces dédiés pour chaque équipe et un studio improvisé pour Radio Quenelle (qui nous a suivi en direct et a également aidé les équipes dans leurs projets).

Muséomix, c’est 70 participants... et 50 coachs et organisateurs ! Une sacrée équipe pour accompagner la création collaborative des groupes. On pouvait notamment retrouver une webteam aux petits soins pour les participants. En effet, cette année l’évènement s’est ouvert à des possibilités de collaborations in situ mais également en ligne. L’idée était de permettre aux équipes de trouver des compétences complémentaires en ligne en facilitant la participation des muséomixeurs qui n’avaient pas pu venir mais souhaitaient tout de même aider. L’expérience a été concluante puisque certaines équipes ont trouvé un coup de main très utile sur Twitter.

Autre type de coach, les muséopropulseurs sont des professionnels des musées qui ont suivi plus particulièrement l’évolution des projets. Leur spécialité ? Savoir conseiller sur les publics, les pratiques actuelles en muséographie et dans la culture. Ils sont le regard externe et critique sur les dispositifs. Rassurez-vous, ils ne sont pas toujours habillés en romains !

Du côté de la production, des codeurs-développeurs de l’école EPITECH ont travaillé d’arrache-pied pour aider les projets à prendre forme. Des nouvelles technologies, prêtées par Erasme ou des sociétés indépendantes, ont été également proposées à l’utilisation (cf. le robot utilisé par l’équipe UèsBéus sur la mosaïque des courses de chars).

Le Fablab disposait quant à lui de trois imprimantes 3D, d’une découpeuse laser et vinyl, de fers à souder...Tout ce qu’il faut pour imprimer des amphores miniatures ou mettre sur pied des éléments de scénographie adaptés aux besoins des équipes.

Tout ce monde-là pour s’occuper des équipes, il y a de quoi en perdre son latin et quelques boulons par la même occasion ! Et encore, je ne vous ai pas parlé des facilitateurs, de l’équipe contenu et ressources, de l’évaluation ou des spécialistes de la visite (1)... On les a bien chouchouté nos participants, non ?

Le rythme a pourtant été très rapide pendant ces trois jours. Les équipes ont du créer au moins deux vidéos de présentation pour expliquer leur projet. Certains ont opté pour le stop motion, d’autres les LEGO, et nous avons même eu le droit à une présentation par deux muséomixeurs qui se sont improvisés en tablette tactile !

Pour finir, les prototypes créés durant Muséomix ont été présentés au public dimanche en fin d’après-midi, et sont restés dans les galeries trois semaines durant pour y apporter des améliorations. Les dix projets ont tous été félicités et sont tous très intéressants. Je ne vous les présenterai pas un par un ici, mais si vous souhaitez vous pouvez consulter les pages dédiées aux projets listées ci-dessous.

>> Note :

  1. Les facilitateurs faisaient partie de l’organisation de l’évènement et faisaient office de maîtres du temps, afin de s’assurer que tout se passait de façon fluide. L’équipe des contenus et ressources était composée de spécialistes de l’époque gallo-romaine et des collections du musée. Ils disposaient d’une petite bibliothèque d’ouvrages sélectionnés pour l’occasion afin d’aider les équipes. L’équipe d’évaluation supportait le lourd fardeau d’évaluer l’évènement en live et après-coup afin de faire des retours aux partenaires et financeurs. Enfin, l’équipe “visite” était composée de professionnels de l’accueil du public et de médiateurs qui ont proposé une expérience de visite remixée pour l’occasion, en plongeant les visiteurs dans un scénario. Ils se sont également occupés de revoir toute la signalétique du musée en conséquence !

>> Pour aller plus loin : Vous trouverez une description de tous les projets ici (vous pourrez y trouver des vidéos et photos en cliquant sur les titres des projets)

>> Illustrations : Quentin Chevrier pour Museomix (Flickr, CC by sa) > photos 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11

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