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Le Master CCST

L’Open Innovation, la solution miracle des entreprises?

Publié par Alexandre Schohn, le 8 décembre 2017   11k

Xl open innovation

Firefox, Wikipedia, Fablab, jardins partagés, woofing, open data, conférences gesticulées: quelques exemples d’initiatives collaboratives que vous devez connaître ou même utiliser. Depuis de nombreuses années, le travail collaboratif est devenu de plus en plus important dans différents domaines de notre société (environnement, alimentation, formation, etc…). Des associations et des citoyens ont donc décidés de mettre en commun leur compétences et expériences pour créer de nouveaux projets innovants!

Open-innovation, l'échange

Au fils des années, l’importance du travail collaboratif a été de plus en plus pris en compte. Que cela soit par la formation par ses paires, l’innovation pédagogique, l’open data ou la science participative, des acteurs ont développé de véritables pépinières à projets pour élaborer des projets innovants. L’Open innovation a le même principe au sein des entreprises.

L’innovation dans les entreprises

L’Open innovation dans l’Histoire

L’Open innovation est un terme provenant du monde de l’entreprise développé au début des années 2000 par Henry Chesbrough, enseignant chercheur à Berkeley. Derrière ce terme, se trouve l’idée de créer de nouveaux services, produits via différentes collaborations (chercheurs, entreprises partenaires, clients, étudiants, etc.) ou en internes via des salariés n’appartenant pas au service R&D.

Schéma des différents acteurs de l'open-innovation

Jusque dans les années 60-70, les entreprises avaient une stratégie de développement et de recherche au sein de leur propre murs. Cloisonnées dans leur bureaux et laboratoires les entreprises développaient en interne des projets innovants sous le sceau de la confidentialité et du secret industriel et de fabrication. Ce type de développement s’appelle l'innovation “fermée” ou “close innovation”.

C’est dans cette idée d’opposition à l’innovation fermée, que l’Open innovation est née.

Stratégies en entreprise

Dans le domaine de l’entreprise, l’Open innovation se définit sous différentes stratégies:

-> Les incubateurs et accélérateurs créées par de grands groupes (Ycombinator, 50 Partners, ....), par des institutions publiques ou par des fonds d’investissement. Ces incubateurs et accélérateurs sont des structures d’accompagnement de start-up, qui fournissent aux start-up les moyens techniques et financier pour développer leur projet.

-> Des concours et des hackathons d’innovations organisés par des entreprises. Via ces évènements, les start-up vont pouvoir produire des projets innovants et gagner des prix (le plus souvent sous forme d’un financement). Pour les entreprises il y a deux intérêts, ces concours sont à la fois un outil de veille et un moyen d’externaliser les coûts en recherche et développement.

-> Lorsqu’une entreprise a un projet d’innovation qu’elle ne peut mener à bien seule, elle peut décider de s’associer avec des partenaires - publics ou privés - pour monter un programme de développement commun. Le développement en collaboration  de logiciels libres sur des plateformes de co-créations sont mises en place par de nombreuses entreprises (Facebook, Apple, …).

La suite de l’Open Innovation

Par ce survol, on peut comprendre que l’Open innovation est un principe de développement collaboratif via un ensemble d’acteurs, de produits, d’idées, de matières innovants. Cette technique est un atout important pour les entreprises souhaitant continuer à innover sur le marché de la concurrence. Il l’est aussi pour les start-up qui y voient une façon d’obtenir des fonds, de se développer et de se mettre en avant sur le marché. Cependant des risques existent, l’Open innovation est liée par la pensée magique de la start-up trouvant des solutions à tout et peut brider et faire oublier le R&D au sein des grandes entreprises. Il est donc nécessaire de se demander quelles doivent être les relations entre le service R&D et les start-up? Y aura-t-il une retombée positive pour les start-up et/ou les entreprises?

Rédacteurs : Fabien JHISTARRY / Alexandre SCHOHN