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Science F(r)ictions

4 - Petite histoire nucléaire (mais délicate)

Publié par Pierre-Louis Goirand Alias Phase3, le 5 janvier 2022   610

Il n'est pas mystère que longtemps il ait eu affaire à la psychiatrie, un de ses blogs y est d'ailleurs consacré.  Il ne cache pas non plus son goût pour les états de consciences modifiés, les Arts ou la physique quantique. 

Bien avant la première hospitalisation,  il avait obtenu un Bac scientifique sans trop de difficultés autres que  celles de supporter le dictat parfois violents de quelques enseignants arriérés.

Au lycée, il trouvait un moyen confortable d'échapper aux formules trigonométriques rébarbatives et aux intégrales barbantes en se réfugiant dans une sorte de vacuité cérébrale, cette sorte de vide mental que bien plus tard, il retrouvera dans la pratique assidue de la méditation pleine conscience puis, ensuite, dans la transe hypnagogique auto-induite.

Adulescent,  il a eu affaire au jugement sans appel d'une apprentie psychiatre et de son mentor pervers. La forte médication, véritable camisole chimique débilitante et, aussi, l'autorité parentale, lui interdirent la possibilité de mener des études supérieures.

Il put cependant devenir responsable d'intervention dans le nucléaire civil pour la société Merlin-Gerin (devenue plus tard Schneider-Electric puis Rolls-Royce Civil Nuclear), et vécut à un rythme effréné, loin de tout, dans le milieu anxiogène, grandiose et hostile des réacteurs.

« Travailler dans les centrales nucléaires est une expérience unique. Dans les CPN, la vie d’un homme n’a pas beaucoup de valeur si on la compare au prix de l’énergie. Le monstre de béton et de ferraille réduit, ici, le travailleur à une fonction de « chair à neutrons »  Aujourd'hui, il ne lui est plus demandé de bien faire son boulot mais de le faire vite. La production est prioritaire. Ne pas le comprendre peut amener à faire n’importe quoi, et le comprendre amène au burn-out. Mais quand il s’agit de faire fonctionner la machine, cela n’a aucune importance ». 

Une question se pose donc  de manière prégnante  : 

" Comment un schizophrène peut-il être lié et intégré au secret défense ? " 

A suivre ...