"Périphérie du confort" : raconter la recherche en cosmologie à la Fête de la Science

Publié par Compagnie TOPI, le 16 juin 2016   2.7k

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Nous sommes Simon et Farid, musicien et danseur, et nous avons appelé notre compagnie TOPI car cela signifie « les lieux », au pluriel, en latin. Au moment où nous avons trouvé ce nom, nous étions chacun en voyage de notre côté. Et TOPI nous semblait faire écho à notre principale préoccupation : la distance.

La distance, c’est déjà pour nous une manière de raisonner quand on prépare un spectacle : dans un thème, chercher la distance séparant les figures extrêmes d’une réalité qui nous anime – par exemple, le sédentaire et le nomade, les deux versants d’un jogger qui parcourt un terrain de golf, dans le court-métrage que nous avons réalisé en janvier dernier – pour mieux trouver le lieu de leur cohabitation. C’est souvent le processus par lequel nous passons.

Aussi, en pratique, nous aimons travailler à distance et utiliser des lieux différents pour nos créations. On fonctionne beaucoup en s’envoyant des enregistrements vocaux, des sons, des vidéos. Nous avons fait un spectacle par Skype où Farid dansait dans sa chambre à Tokyo ; il était projeté en direct pendant que Simon jouait de la musique à Grenoble.

Le jogger et le golf : image extraite de notre court-métrage "Urgere".

Périphérie du confort

Récemment nous avons eu la proposition de Lucile Bienvenu, étudiante à l’ESAD de Valence, de travailler avec elle et Aurélien Barrau, chercheur en astrophysique à Grenoble. Lucile travaille depuis un an à rendre accessible, notamment par les arts visuels, les contenus scientifiques en cosmologie. Ce qui nous a plu, déjà, c’est la cosmologie ; et le fond du spectacle traitera de la question de la distance entre les domaines de la connaissance, les méthodes de recherche, scientifique ou non, et de ce qui les réunit.

Ce sera une conférence d’Aurélien Barrau, qui abordera des points essentiels d’astrophysique contemporaine, augmentée de musique, d’arts visuels et de danse. Ce spectacle-conférence s’appellera « Périphérie du confort » et racontera l’histoire d’un chercheur dans sa maison qui, traversé par le doute et l’inconfort, se lancera dans la quête du Graal.

Aurélien Barrau photographié par Lucile Bienvenu dans le cadre du projet "mur de Planck".

Participer à la Fête de la Science

La Fête de la Science a pour vocation de célébrer l’échange entre citoyens et scientifiques et nous sommes très heureux d’y participer. Nous espérons que notre spectacle permettra de faire mieux connaître des savoirs et controverses dans l’appréhension qu’a la science de l’espace. C’est pour cette raison que nous sommes excités d’accompagner Aurélien Barrau que nous avons eu tous les deux comme enseignant et écouté lors de conférences. Nous trouvons qu’il sait donner accès aux subtilités du savoir et de la démarche scientifiques sans les simplifier ni les mystifier.

Aussi, dans cette même idée de partage entre sciences et citoyens, nous souhaitons exprimer à travers ce spectacle l’idée que l’impulsion de la recherche de vérité, les étapes par lesquelles se constituent et se destituent nos croyances sont des éléments qui nous animent tous.

Le spectacle se jouera à l’Aparté, le mardi 11 octobre 2016, dans le cadre de 28 nuances de science.

Cette initiative est soutenue par le Labex ENIGMASS, le programme "Culture Actions" du CROUS Grenoble, et le dispositif "Etonnez-vous" de la Communauté Université Grenoble Alpes - elle a reçu le prix spécial "Pépite Ozer" pour des projets à caractère entreprenant et innovant.

Farid Bouzid et Simon Varaine