Et si l'inaction était déjà une décision ?
Publié par GEM Research, le 6 octobre 2026
Face à la crise socioécologique, l’action a un coût. Mais l’inaction aussi. Et ce coût peut augmenter à mesure que les décisions sont repoussées. Que sait-on réellement de ce « coût de l’inaction » et comment l’intégrer dans les décisions prises aujourd’hui ?
Lorsqu’une collectivité investit aujourd’hui dans la rénovation énergétique, l’adaptation aux fortes chaleurs ou la transformation des mobilités, le coût de l’action est relativement visible. Le coût de ne pas agir, lui, l’est beaucoup moins.
Pourtant, reporter une décision ne signifie pas nécessairement éviter son coût. Dans une étude publiée dans Scientific Reports, Sanderson et O’Neill ont modélisé différentes trajectoires d’action climatique et montrent que retarder les efforts de réduction des émissions peut augmenter les coûts futurs nécessaires pour atteindre les objectifs climatiques. Plus l’action est tardive, plus les efforts à fournir ensuite peuvent être importants. Pourquoi ? Parce que le temps compte. Le CO₂ s’accumule dans l’atmosphère : attendre ne revient donc pas simplement à faire la même chose quelques années plus tard.
Mais mesurer le coût de l’inaction ne consiste pas seulement à faire la différence entre une dépense aujourd’hui et une dépense demain. Comment donner une valeur à un dommage qui pourrait survenir dans plusieurs décennies ? Quelle importance accorder aux conséquences qui concerneront les générations futures ?
Ces questions renvoient notamment aux choix économiques et éthiques qui interviennent dans l’évaluation des coûts et bénéfices futurs. Elles montrent que le coût de l’inaction est aussi une question de temporalité, d’incertitude et de choix collectifs.
À l’échelle des territoires, ces enjeux sont particulièrement concrets : comment intégrer les coûts futurs des risques climatiques dans les arbitrages d’aujourd’hui ? Et, inversement, comment prendre en compte les bénéfices économiques, sociaux et environnementaux de l’action ? C’est précisément ce que nous explorerons lors du prochain Rendez-vous de la transition de la Chaire Territoires en Transition de Grenoble École de Management (GEM), consacré au coût de l’inaction.
📅 Rendez-vous le 13 octobre pour réfléchir à une question simple, mais décisive : comment intégrer le coût de l'inaction dans les décision ?
👉 Pour plus d'informations et s'inscrire au Rendez-vous, cliquez ici : Rendez-vous de la transition : comment intégrer le coût de l’inaction dans la décision ? - GEM
