Thiziri nous interroge sur notre lien avec la nature
Publié par Lucie Sambuc, le 30 mars 2026
Thiziri est une saga de science-fiction écrite par Alexiane de Lys. L’histoire se passe sur Hô, une planète que les humains ont découverte après avoir quitté la Terre qui était devenue inhabitable. Sur cette planète, la nature est un peu spéciale. Les végétaux répondent aux Ekomers, les habitants natifs de l’île, et se liguent contre les humains. Les humains ont trouvé refuge dans un cratère.
Vision de la nature par les Ekomers :
Les Ekomers vivent en symbiose profonde avec la nature. Dès leur naissance, ils sont liés à une espèce végétale spécifique, choisie en fonction de leurs caractères qui se complètent. L’Ekomer et son symbiote végétal communiquent et vivent en se soutenant mutuellement.
Leur organisation reflète leur lien à la nature. La tribu est gérée par deux représentants des végétaux choisis par ces derniers. Ainsi, ils participent directement aux décisions Ekomers.
Le lien est la nature et les Ekomers s’étend à l’ensemble de leur mode de vie. Ils vivent avec la forêt, ne se considèrent pas supérieurs mais comme appartenant à celle-ci. Ils n’utilisent que le strict nécessaire de la nature et trouvent toujours une manière de le lui rendre, ce qui garantit une harmonie durable entre êtres vivants.
Vision de la nature par les humains :
Les humains gardent une logique d’exploitation de la nature, malgré leur passé. Ils ont rendu la planète Terre invivable au point de devoir en partir, mais ils reproduisent les mêmes schémas sur une nouvelle planète sans se remettre en question.
Les humains dépendent du vivant pour survivre, ils chassent et cultivent des légumes. Mais adopte une attitude supérieure envers la nature en l’exploitant plutôt que d’essayer de vivre en harmonie.
Comparaison :
La comparaison entre les Ekomers et les humains souligne deux visions du monde bien différentes. D’un côté, les Ekomers ont une relation d’interdépendance avec la nature. De l’autre, les humains adoptent une posture de domination.
Cette différence n’est pas seulement due à des pratiques différentes mais révèle deux manières d’habiter le monde. Les Ekomers incarnent une harmonie fondée sur l’écoute, le respect et la coévolution avec leur environnement. Tandis que les humains ont une vision où la nature est à leur disposition pour satisfaire leurs besoins et envies. C’est une vision qui a des limites, comme on a pu le voir avec la Terre rendue invivable.
Conclusion :
À travers ces deux peuples, Thiziri propose une réflexion sur notre propre rapport à la nature. Le contraste nous permet d’interroger nos habitudes, notre manière de consommer et notre difficulté à penser à long terme. L’opposition de la symbiose et de l’exploitation met en lumière une manière de vivre plus respectueuse et durable. Une question subsiste encore : sommes-nous capables de nous inspirer des Ekomers pour repenser notre place dans le monde ? Ou alors continuerons-nous à reproduire les mêmes schémas au risque d’en payer le prix ?
Article rédigé par Lucie Sambuc, pour le cours « Partager les sciences par la fiction », dans le cadre de la première année du Master CCST de l’Université Grenoble Alpes. Enseignante : Marion Sabourdy
Si vous voulez en apprendre plus sur cet univers, je vous invite à lire les trois livres de l'univers de Thiziri d'Alexiane de Lys.
Image : extrait de la couverture du tome 1, le choix d'Astar
