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Le Master CCST

[Portrait] Florence Polge-Cohen, animée par un désir de partager des savoirs

Publié par Julien Dang, le 16 janvier 2022   810

Florence a depuis toujours été curieuse de livres. Ils représentent selon elle “une source intarissable de savoirs” pour nourrir sa réflexion et acquérir de nouvelles connaissances, créer des ponts, des liens, etc. De plus, ce que Florence aimait tout autant, c'était à la fois de transmettre sa passion pour les livres mais également de développer ses propres compétences documentaires et informationnelles car elle était convaincue de "l'importance de l’éducation aux médias, à l’information et à l’esprit critique”. Une passion qui a pris beaucoup d’ampleur dans son quotidien et qui l'a incitée à se diriger vers un métier tourné autour de la communication et du relationnel.

Faire de sa passion son métier

Diplômée d’une licence en information-communication et d’un BTS assistante de direction à l’Université Grenoble Alpes (UGA), Florence souhaitait à l’origine se consacrer au métier de professeur-documentaliste en CDI de collèges ou de lycées. Toutefois, ce n’est pas l’ultime voie qu’elle a décidé de prendre. “C’est le hasard” qui l’a amenée à être depuis octobre 2016 chargée de communication et de médiation au centre de recherche Inria Grenoble Rhône-Alpes. Un hasard qui a "très bien fait les choses” confie-t-elle.

Avant d’occuper un tel poste, Florence a exercé entre 2010 et 2016 des fonctions de gestion administrative et financière au sein d’Inria en mettant à profit son BTS. C’est au gré d’une mobilité interne au sein du centre qu'elle est revenue à ses premiers amours : la communication, la transmission et la diffusion des connaissances.

Ce sont les missions proposées, l’environnement multiculturel et le fait qu’Inria soit un organisme de recherche public qui ont retenu mon attention.

Un métier polyvalent qui nécessite diverses capacités

Rédiger des articles pour le site web de l’Inria, animer le compte Twitter @inria_grenoble, coordonner la création de document "prints" tels que les plaquettes de centre, des rapports annuels internes ou encore accueillir les visiteurs du centre comme des scolaires : il s’agit ici d’un bref aperçu des différentes missions confiées à Florence.

Les missions que Florence doit réaliser en tant que chargée de communication sont nombreuses et variées, un aspect important de son travail. Les semaines ne se ressemblent pas et dépendent des travaux en cours à l’Inria, “c’est ce qui fait le charme du métier !” déclare-t-elle.

Ainsi, la polyvalence est le maître mot de son travail. D’après Florence, il faut avoir un bon sens de l’analyse, de l’organisation ainsi que beaucoup de rigueur pour comprendre un travail de recherche, puis pour la rendre accessible et compréhensible sans le dénaturer ou trop le simplifier.

Néanmoins, ce que Florence préfère avant tout, c’est l’organisation d'évènements comme la Fête de la Science. Lors de l’édition 2020, la Fête de la Science a dû se dérouler en distanciel et de nombreuses activités n’ont pas pu voir le jour sous le format voulu. Ainsi, pour Florence, "l'édition 2021 a eu une saveur toute particulière puisque nous avons eu le plaisir d’accueillir à nouveaux des lycéens dans nos locaux pour des conférences, ateliers et espace game.” Le sens du relationnel dans son métier lui avait manqué et s’est révélé indispensable et précieux suite à ce contexte sanitaire délicat.

De plus, en 2021, Florence a eu l’opportunité de contribuer avec des collègues Inria à l’aventure Sciences & You, une colloque de médiation scientifique qui s’est tenu à Metz en novembre et qui met en avant des projets originaux de médiation scientifique notamment issus du centre de recherche. “Une réelle fierté de voir ainsi valorisées des initiatives nées dans les centres et portées par des scientifiques, communicants et collègues en charge de la médiation !” exprime-t-elle.

Conseils d’une chargée de communication scientifique pour se lancer à l’aventure

Dans les métiers de la communication scientifique, il existe des savoir-être dont on ne peut pas se passer comme la curiosité (pour les sciences et la recherche), le sens de l’organisation, le sens du relationnel car ces métiers nous amènent souvent à travailler en équipe et en mode projet. De plus, il faut savoir être ingénieux et être force de proposition car avoir de l'imagination avec des idées originales est indispensable pour se démarquer des autres infrastructures.

La communication scientifique est un secteur émergent aujourd’hui et représente ainsi un univers très spécialisé en matière de communication. Ainsi, rejoindre des formations comme le Master de Communication et Culture Scientifiques et Techniques (CCST) de l’UGA peut aider à avoir une certaine légitimité dans ce secteur, même s’il ne s’agit pas de l’unique voie pour faire de la communication dans un institut de recherche…


Article rédigé par Sébastien Rival et Julien Dang dans le cadre du cours "Découvrir les métiers et les environnements professionnels" encadré par Marion Sabourdy, au sein du Master de Communication et Culture scientifiques et techniques de l'Université Grenoble Alpes.

Crédit photo : © Inria / Photo G. Scagnelli