Editathon Femmes et Sciences 2021 : une édition exceptionnelle

Publié par Marion Sabourdy, le 2 avril 2021   800

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Avec 47 participant.e.s et 65 pages créées, améliorées ou traduites, l’édition 2021 de l’éditathon Femmes et Sciences, entièrement en ligne, a été un succès. Bilan de l’expérience.

Du 11 au 14 mars 2021, les centres de sciences La Casemate (Grenoble) et le Quai des savoirs (Toulouse), avec leurs partenaires, organisaient un éditathon (ou marathon d’édition) sur l’encyclopédie en ligne Wikipédia, sur le thème “femmes et sciences”.

Pendant ces 4 jours, les participants étaient invités à créer, améliorer ou traduire des biographies de femmes scientifiques. Avec 47 participant.e.s et 65 pages éditées, cet éditathon dépasse de loin ceux précédemment organisés par ces acteurs (pour mémoire, les éditions des années précédentes, organisées en présentiel sur une journée, avaient mené à l’édition de 10 à 20 pages maximum chaque année).

Image par Tom Morris à partir de l'image de J. Howard Miller

Cet éditathon 2021 ayant été pensé comme un véritable hackathon en ligne et animé dans un format semblable à un match, je vous propose un bilan de cette expérience étape par étape, en essayant d’aller à l’essentiel. Si vous avez des questions ou des expériences similaires à partager, je vous invite à les indiquer en commentaire de cet article.

Le bilan en vidéo et en infographie

Retrouvez le bilan de l'éditathon, avec cette vidéo réalisée par Kimberly Bonnel :


Et cette infographie, par Luna Fiore :


1 - Pourquoi un éditathon ?

Malgré une parité au lycée dans les matières scientifiques et même de meilleurs résultats de la part des jeunes filles, celles-ci n’étaient que 36% en études de sciences et 27% dans les formations d’ingénieurs en 2017 (1). Seuls 3% des prix Nobel scientifiques sont attribués à des femmes (dont Marie Curie qui en a deux) (2) et une seule Médaille Fields (équivalent du prix nobel de maths) a été attribuée à une femme (Maryam Mirzakhani).

Manque d’exemples féminins inspirants, pressions subtiles de la société, incitations même inconscientes de l’entourage à aller vers des métiers dits féminins, puis parfois, malgré leurs efforts, femmes scientifiques victimes du plafond de verre ou de l’“effet Matilda” (attribution des découvertes scientifiques d’une femme à un collègue masculin) : les raisons sont nombreuses. Fort de ce constat, le MESRI propose en 2017 une stratégie nationale de culture scientifique, technique et industrielle qui pointe l’égalité femmes / hommes comme une de ses 4 thématiques transversales.

Image : University of North Carolina at Chapel Hill Libraries

Par ailleurs, si on se tourne du côté de l’encyclopédie en ligne, en 2016, Wikipédia en français comptait 450 000 biographies d’hommes, contre 75 000 de femmes (soit 14% de femmes). Cette proportion est encore inférieure quand il s’agit de femmes scientifiques (8 à 10%). Par ailleurs, seulement 10 à 15% des contributeur.trice.s sont des femmes.

Les objectifs de cet éditathon étaient donc de :

  • Rendre les femmes scientifiques visibles sur Wikipédia (femmes contemporaines et historiques, chercheuses et ingénieures, locales, françaises et internationales)
  • Apporter une petite pierre au rééquilibrage des genres sur l’encyclopédie
  • Donner envie aux publics d’en savoir plus sur le parcours de ces femmes
  • Inspirer les jeunes (filles en particulier, mais pas uniquement)
  • Apprendre à contribuer sur l’encyclopédie collaborative

2 - Constituer une équipe de partenaires

Impulsés par les centres de sciences La Casemate et le Quai des Savoirs sur leurs territoires respectifs de la métropole de Grenoble et celle de Toulouse, les précédents éditathons avaient permis de constituer une petite équipe de partenaires parmi lesquels les associations Parité Science (Grenoble) et Femmes & Sciences Occitanie, ainsi que le CNRS Occitanie Ouest et Grenoble-INP. L’animation était assurée par des Wikipédien.ne.s locaux bénévoles. Pour cette édition, de nouveaux partenaires nous ont rejoints, dont ANITI, CNRS Alpes, OSUG, Comité National Français de Géographie, Inria Grenoble, entre autres, côté scientifique mais aussi Wikimédia France et le projet Les sans pagEs, du côté de l’encyclopédie.

A noter l'intérêt particulier de ces acteurs, en lien avec la récente exposition “La science taille XXelles” qui circule déjà en Occitanie, Ile-de-France et à Lyon et qui est actuellement préparée à Grenoble, pour un lancement cet automne.

Photos par Vincent Moncorgé, pour la Science taille XXelles

Ces partenaires avaient tous un rôle à jouer dans l’éditathon : relai de communication en interne et en externe, participation aux interviews, aide à la recherche de femmes scientifiques dont les pages pourraient être créées ou améliorées… Chacun a participé au montage du projet selon ses possibilités mais il était parfois compliqué pour eux de trouver leur place dans un projet aussi évolutif et protéiforme, qui s’éloigne du mode de fonctionnement et des temporalités classiques qu’ils connaissent. Pour pouvoir les “embarquer” dans le projet, la “page projet” créée sur Wikipédia, pour agréger toutes informations au fil de l’eau a été d’un grand secours (ainsi qu’une flopée de mails). On y reviendra.

3 - Mettre en place un format attrayant

Cette année, l’éditathon était organisé dans le cadre de deux événements thématiques : "Les femmes scientifiques sortent de l'ombre" à Toulouse, une semaine dédiée cette année aux femmes scientifiques dans le domaine de l’intelligence artificielle et la Saison aux couleurs de la Terre à Grenoble, une saison culturelle autour des sciences de la Terre.

Deux lieux, deux thématiques et… ne le cachons pas, un format “éditathon” un peu aride pour qui ne connaît pas Wikipédia, qu’il faut réussir à rendre plus attractif. Ainsi, nous avons fait le choix de mettre en scène un “match” entre la thématique de l’intelligence artificielle (et plus largement des sciences du numérique) et celle des sciences de la terre.

Image Sarah Krichen / Wikimedia France

Ce choix a été diversement apprécié, en amont de l’événement : certains le trouvaient ludique, d’autres étaient plus dubitatifs quant au message de concurrence qu’il renvoyait. Durant l’événement, aucune réserve ou aucun problème n’a été constaté de ce côté-là. C’est d’ailleurs l’aspect ludique qui a pris le pas… avant de passer finalement au second plan, au profit de la valorisation du nombre total de fiches créées.

De notre point de vue d’organisateurs, il me semble que la mise en avant de thèmes (en concurrence ou non), facilite grandement le travail de préparation en amont, que je vous détaille juste après. Elle évite notamment de s’éparpiller dans de multiples disciplines et permet de mobiliser chaque année de nouveaux acteurs.

4 - Préparer le terrain

En parallèle de la constitution de l’équipe de partenaires scientifiques, il ne faut pas oublier les acteurs centraux de l’éditathon : les Wikipédien.ne.s ! Cette communauté étant par définition dispersée et ses membres pour grande partie bénévoles, il n’est pas forcément simple de constituer un petit groupe “opérationnel” en amont. Nous avons donc eu quelques sueurs froides en amont, n’arrivant pas à s’assurer fermement de la présence des uns et des autres (et c’est bien normal). Il a donc fallu montrer patte blanche en créant nos comptes sur Wikipédia, en créant la page projet pour résumer nos actions et les dashboards pour comptabiliser les futures contributions (on y reviendra), en identifiant et présentant le projet dans différents groupes thématiques, dont les Sans pagEs et ensuite… en se lançant (presque) sans filet… Et ça a marché ! Merci notamment à Sarah Krichen et Adélaïde Calais, de Wikimédia France, qui ont créé les visuels de l’événement, nous ont formés aux outils et ont mobilisé des Wikipédiens. Merci à Diane Ranville qui a assuré l’initiation à la plateforme ainsi qu’Aude Mugnier, Anne Jea, Benoît Evellin, Sylenius, Nattes à chat, Pom445, Chaps the idol, Sinkra (et celles et ceux que j’oublie, désolée) pour avoir été présents en ligne pendant ces 4 jours !


Ensuite, pour “préparer le terrain” aux futurs participants de l’éditathon et leur éviter de “sécher” devant une copie blanche le jour J, il nous paraissait important de partager des suggestions d’articles ainsi que des ressources. En effet, les participants “lambda” (non Wikipédiens au préalable), devaient en quelques heures s’initier au fonctionnement de l’encyclopédie, choisir un thème scientifique, choisir une ou plusieurs femmes scientifiques, traduire une page ou trouver les sources pour créer / enrichir une page… Bref, si on voulait terminer l’événement avec au moins quelques pages réalisées, il fallait réduire au maximum les contraintes pour les participants. Nous avons donc préparé une longue liste de suggestions d’articles à créer, améliorer, traduire (plus de 150). Pour ceci, nous avons demandé à nos partenaires scientifiques de nous aiguiller et nous avons trouvé des listes de pages de femmes scientifiques à créer / améliorer / traduire, via le projet “Les sans pagEs” ou en fouillant sur les Wikipédia francophone et anglophone. Cette liste s’est enrichie et a été complétée par des participants (notamment, “Nattes à chat”, fondatrice du projet “Les Sans PagEs” qui a vérifié en temps réel les critères d’admissibilités pour une partie de ces femmes : une activité que nous aurions dû faire en amont pour l’ensemble des femmes proposées mais le temps nous a manqué).

Et pour outiller au mieux les participants, nous avons également partagé plus de 60 ressources sur la page projet, notamment des tutos d’utilisation de Wikipédia, des aides à l’écriture (critères d’admissibilité, de notoriété, sources fiables, biographie de personne vivante, comment écrire sur les femmes), des listes et pages de femmes scientifiques, des projets autour des femmes/femmes scientifiques, des pages autour des questions de parité/sexisme, des associations et prix autour des femmes scientifiques, etc.

Tout (ou presque) était alors en place, pour démarrer !

5 - L’animation pendant l’événement

Qui dit “hackathon en ligne” dit : participants disséminés partout en France, qui contribuent quand bon leur semble, pendant les 4 jours. Un casse-tête pour pouvoir suivre leur activité et potentiellement leur apporter de l’aide et les remotiver en cas de coup de mou.

Pour pallier ces éventuels problèmes et créer une petite “communauté” de participants, pendant le temps de l’événement (et plus si affinités ?), tout en faisant en sorte de ne pas créer une usine à gaz, nous avons sélectionné les outils suivants :

Wikipédia : la plateforme de base pour cet événement. C’est là que se font les contributions mais pas uniquement ! Les Wikipédiens peuvent s’entraider, remercier pour un ajout, s’envoyer des messages...

Twitter : pour la communication. C’est là que nous avons massivement relayé l’événement et “recruté” des participants. C’est aussi ici que nous mettions en avant les pages créées et les stats de l’événement.


      


Discord : pour discuter et échanger en temps réel. C’est là que plusieurs Wikipédiens étaient présents pour répondre aux interrogations des participants, indiquer l’avancée des contributions, tenir au courant des échanges / ajouts… En accord avec les Wikipédiens, nous avons créé un channel dédié à l’événement sur le serveur Discord “Communauté Wikimédia francophone”. Pendant ces 4 jours, 260 messages ont été envoyés dans le channel, par 24 personnes


Youtube : pour le coup d’envoi de l’éditathon et l’initiation le jeudi matin. Pour permettre à toutes et tous de se former, nous avons invité la Wikipédienne Diane Ranville à La Casemate et l’avons filmée en direct (article du dispositif live à venir). Elle a pu dérouler la présentation qu’elle avait réalisée les années précédentes en présentiel à La Casemate et répondre en direct aux questions du public. Cette vidéo, vue en direct par une centaine de personnes, a ensuite été repartagée pendant toute la durée de l’éditathon pour permettre aux “retardataires” de se former (le nombre de vues a été doublé pendant l’événement).


Zoom : pour les points d’étape. Après l’initiation du jeudi matin, nous ne voulions pas laisser partir les participants “dans la nature”. Il nous semblait important de proposer des points d’étapes en visio, lors desquels nous rassemblions des organisateurs, des scientifiques et des Wikipédiens, pour échanger avec les participants, répondre aux questions, promouvoir et discuter les contenus réalisés. Deux de ces temps étaient appelés “temps morts” et le dernier “coup de sifflet final” pour filer la métaphore sportive. Soyons honnêtes : les participants n’ont pas afflué lors de ces temps mais ces visios ont tout de même été des temps de partage intéressants, posant les bases d’une petite communauté “femmes, sciences & Wikipédia”. A nous de voir si et comment l’animer dans les temps qui viennent.

Dashboard : pour monitorer les participations. Les Dashboards sont un outil développé par le réseau Wikimedia afin de monitorer le progrès et les contributions des personnes participant à un programme éducatif. Dans le cadre de notre éditathon, nous demandions à toute personne désireuse de participer, de rejoindre une “équipe” sur son Dashboard (sciences de la terre, intelligence artificielle ou “j’aime pas les teams” aussi appelée “rogue” pour “rebelle”), pour pouvoir comptabiliser ses contributions, qu’elles soient modestes (ex : quelques mots ajoutés à une page) ou bien plus importantes (ex : plusieurs pages créées ou traduites). 


Dans les faits, cet outil est à prendre avec des pincettes pour plusieurs raisons : il comptabilise absolument toutes les actions des personnes inscrites (même des contributions sans rapport avec l’éditathon, effectuées en marge de l’événement) et il compte les contributions en doublon, si le participant avait rejoint plusieurs équipes. Néanmoins, malgré ces limites, les dashboards nous ont permis de suivre toutes les contributions pendant l’événement et de les faire apparaître sur la page projet. Retrouvez le Dashboard général de l’éditathon (ici), celui de la Team Terre (ici), celui de la Team IA (ici) et celui de la Team Rogue (ici).

6 - Le bilan… et après ?

Pour clore cet article déjà bien long, petit point bilan de cette expérience ! De notre point de vue, le bilan est tout à fait positif. L’éditathon a eu un grand succès médiatique, en témoigne la belle revue de presse disponible en bas de la page projet. Un succès qui, je l’avoue, nous a un peu dépassés (compliqué de répondre à une ou deux interviews par jour tout en poursuivant le montage de l’éditathon… et de nos autres projets).

Concernant les contributions, nous avons compté 65 biographies créées (8), améliorées (20) ou traduites (37) pendant le temps de l’éditathon (en espérant qu’il y en ait eu d’autres ensuite). Un très beau chiffre quand on le remet en perspective des 120 pages éditées au total lors des 4 précédentes éditions à Grenoble et des 20 pages créées à Toulouse lors des éditions 2019 et 2020. Pour ceux que le “match” intéresse (bien que, je le disais, cet aspect a vite été relégué au second plan), les contributions ont penché en faveur de la team sciences de la terre, avec 42 pages (et l’aide surprise de géographes !). Seul petit regret : ne pas avoir eu (pris ?) le temps de bien valoriser ces pages pendant l’événement (en les partageant systématiquement, en les faisant commenter par des chercheuses de ces disciplines, en créant du lien entre elles, etc.).

Les pages créées, améliorées et traduites, par disciplines :

Géologues, géophysiciennes et sismologues : Mathilde Cannat, Mary Horner Lyell, Marguerite Thomas Williams, Helen Belyea, Anna Missuna, Franciszka Szymakowska-Birkenmajer, Jane K. Willenbring, Gertrude Elles, Ethel Shakespear, Elizabeth Ripper, Marjorie Sweeting, Mathilde Radiguet, Agnès Helmstetter, Mioara Mandea, Barbara Romanowicz, Anne Davaille, Patience Anne Cowie
Glaciologues, (paléo)climatologues, physiciennes et chimistes de l’atmosphère : Fanny Brun, Isobel Moira Dunbar, Nathalie Carrasco, Francisca Okeke, Anaïs Orsi, Dorthe Dahl-Jensen
Paléontologues : Anusuya Chinsamy-Turan, Mary Anning, Mary Ann Mantell, Margaret Crosfield, Ethel Skeat
Géographes : Catherine Bernié-Boissard, Chantal Blanc-Pamard, Nathalie Blanc, Maha Abdelhamid, Célestine Zanou, Patricia Verónica Ortúzar, Isabelle Thomas, Bertha Becker, María Teresa Gutiérrez Vázquez, Jacqueline Beaujeu-Garnier, Marie-Françoise André
Informaticiennes, mathématiciennes et ingénieures en informatique : Christine Guillemot, Margaret Mitchell, Anne-Marie Kermarrec, Laura Grigori, Fei-Fei Li, Nozha Boujemaa, Pascale Vicat-Blanc, Phyllis Fox, Marie-France Sagot, Josiane Zerubia, Thelma Estrin, Kate Devlin, Anna Patterson, Joan Ball, Irma M. Wyman, Augusta H. Teller
Roboticiennes : Serena Ivaldi, Manuela M. Veloso, Marita Cheng, Jade Le Maître
Autres : Céline Bon (anthropologue et paléogénéticienne), Sabine Barles (urbaniste), Claude Albore Livadie (archéologue), Susan H. Nycum (avocate), Bertha Parker Pallan (archéologue), Kimberly Bryant (ingénieure en électricité)

En marge de ce type d’événement, un gros point d’attention est à souligner, concernant la qualité des pages produites et le suivi de l'édition de celles-ci. La remarque - pertinente - nous a été adressée en amont de l’événement : selon certains Wikipédiens, nous prêtions le flanc à une possible “course à l’édition”, avec la création de pages à la qualité douteuse, ou ne respectant pas certains critères de notoriété, qui seraient effacées quelques heures / jours après leur création. Nous risquions aussi la création de pages simplement trop peu complètes, créées par des participants peu aguerris, que les “patrouilleurs” de Wikipédia auraient ornées de multiples bandeaux enjoignant le participant à les compléter… un peu effrayant quand on débute ! En effet, il est difficile, en 4 jours, d’avoir une approche personnalisée et un suivi précis de toutes les pages créées. Conscients de ces limites, nous avons souhaité limiter ces risques en préparant au maximum des ressources et des suggestions de pages (comme indiqué plus haut). Nous avons également bénéficié du fantastique travail des Wikipédiens qui ont cru en nous et notamment Nattes à chat et Trizek qui ont complété et “wikifié” les pages créées, apportant leur expertise et leur regard en temps réel. Pour toutes ces raisons, je les remercie chaleureusement !

D’un point de vue personnel, j’ai beaucoup apprécié cet événement et l’énergie qui s’en est dégagée. Elodie Chabrol, une des contributrices, l’a bien résumé : "dans ce contexte particulier, malgré la fermeture des lieux culturels, j’ai eu l’impression de faire quelque chose d’utile en participant à cet éditathon. C'était ma première fois sur Wikipédia mais l'accompagnement a permis de faire ça facilement et je pense que je vais continuer”. J’en profite pour remercier ici mes collègues de La Casemate pour leur appui sur cet événement (en premier lieu Kim Bonnel), nos collègues du Quai des savoirs (Francesca Useli Bacchitta, Marina Léonard, Mariette Escalier), les Wikipédiens précédemment cités, les scientifiques Florence Sedes, Sophie Giffard-Roisin, Eric Lewin, Céline Ternon et toutes les structures scientifiques partenaires, Jacqueline Etay de Parité science qui a remué ciel et terre, Femmes & Sciences Occitanie ainsi que tous les participants (dont Elodie, Alexandre, Alice, Alejandra, Vincent, Aude, Martin…) !

Pour la suite et pour ma part, j’aimerais pouvoir structurer toute cette activité “femmes et sciences” menée par Toulouse et Grenoble depuis quelques années. Une première étape serait de compiler tout ceci dans un projet sur Wikipédia, afin de résumer nos activités, trouver des partenaires / contributeurs et animer une petite communauté tout au long de l’année sur cette thématique, pourquoi pas en lien avec le projet Les Sans PagEs.

Image par Fhala.K pour les sans pagEs

Je termine avec un super témoignage de la Wikipédienne @K_rho sur Twitter : “En tant que Wikipédienne qui organise des évènements de contribution depuis près de 10 ans, je suis particulièrement heureuse de cet atelier de contribution, même si (ou parce que ?) j'y ai pris peu part. Il y a eu un travail remarquable d'organisation, de planification et de communication réalisé par @LaCasemate et @QuaiDesSavoirs, avec une accroche originale et motivante. Ce qui a amené plein de nouvelles personnes à contribuer. Toute cette charge étant prise, les wikipédiennes et wikipédiens bénévoles sur #WikiFemmesSci ont pu se concentrer sur ce qu'on fait le mieux : écrire des articles, aider des nouveaux. C'est une excellente synergie !

Et je vous laisse avec cette ambition : ensemble, redonnons leur juste place aux femmes scientifiques sur Wikipédia… et partout ailleurs !


Notes :

  1. Chiffres : étude de 2016 par la Conférence des directeurs des écoles françaises d'ingénieurs (CDEFI)
  2. Chiffre : étude Opinionway pour la Fondation L’Oréal