Le patrimoine scientifique et technique contemporain : un témoin du passé toujours présent

Publié par MariaRosa Quintero Bernabeu, le 3 février 2016   1.8k

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Avec ses centaines de laboratoires scientifiques, ses nombreuses industries de pointe, le bassin grenoblois recèle sans nul doute un des patrimoines scientifiques et techniques contemporains les plus riches de notre pays. Un patrimoine à la fois matériel et immatériel, témoin de l'impétueux développement du territoire au cours des cinquante dernières années et encore à l'œuvre actuellement.

Aujourd'hui de nombreuses questions se posent. Comment sauvegarder ce patrimoine, comment le faire vivre et le faire connaître des nombreux publics, comment insérer son histoire et sa genèse dans les problématiques sociétales actuelles ?

Nombreuses sont les structures, associations, musées, entreprises, organismes académiques qui, sur le terrain, chacun pour ce qui le concernent œuvrent patiemment, obstinément à conserver ce véritable trésor. Mais comment fédérer, structurer et coordonner leurs actions ?

C'était le thème central de réflexion proposé aux différents partenaires de l'ACONIT et de l'APHID, lors des Rencontres du 17 décembre organisées au Muséum de Grenoble et animées par sa directrice Catherine Gautier, suite logique des Premières Journées du patrimoine scientifique et technique contemporain de novembre 2013, tenues à l'IUT-1 de l'université Joseph Fourier.

L'entrée de l’amphithéâtre du Muséum lors des Rencontres

Une trentaine de participants de tous horizons, directeurs ou directrices de structures muséales publiques ou industrielles, acteurs issus du monde de l'entreprise et du monde associatif, archivistes, communicants, spécialistes de muséographie, chercheurs et représentants du monde académique et représentants des collectivités territoriales a ainsi débattu des questions évoquées plus haut et procédé à un enrichissant échanges de bonnes pratiques, au cours d'une journée féconde en réflexions pour l'avenir.

Trois ateliers, Muséographie , animé par Cécilia Duclos, chargée des collections sciences et techniques au Musée des Confluences, Scénographie, animé par Thomas Lemot, graphiste illustrateur indépendant, et Peggy Rotheval, scénographe indépendante et, Médiation, animé par Jean-Christophe Larbaud, inspecteur pédagogique régional de l'académie de Grenoble et Patrick Arnaud, ingénieur de formation à la Maison pour la Science Alpes-Dauphiné, ont ainsi été l'occasion d'ouvrir des piste nouvelles sur trois axes essentiels et actuels concernant le patrimoine.


L’atelier Médiation en milieu scolaire

En conclusion, Catherine Gautier, rejoignant Claus Habfast, vice-président de Grenoble Métropole, qui encouragea les participants à poursuivre leurs travaux d’inventaire et de mise en sécurité des collections PST pour un projet ultérieur en collaboration avec l'université, proposa aux participants « d'être fous » et « d’espérer un jour une grande institution qui accueillerait tous ces patrimoines animée par tous les acteurs ? »

Mais est-ce vraiment si fou ? Nul doute que l'obtention toute récente par l'Université Grenoble Alpes du subventionnement IDEX qui inscrit explicitement la mise en valeur du patrimoine scientifique et technique contemporain dans ses missions donnera un élan nouveau à cette activité .

Question quizz : où se trouve la collection la plus complète de matériels informatiques en Europe ? Les gagnants auront droit à une visite gratuite.

Auteurs : Gérard Chouteau, vice-président d'ACONIT, Xavier Hiron, chargé de mission PSTC, et MariaRosa Quintero, chargée de communication.