Explorer les liens entre humain et machine : un projet pluridisciplinaire au lycée Portes de l’Oisans
Publié par L'Ouvre-Boîte - Université Grenoble Alpes, le 9 février 2026
Cette année, les élèves de seconde du lycée Portes de l’Oisans, à Vizille, participent à un projet intitulé La machine et l’humain, lauréat du Fonds Vittorio Luzzati. À travers rencontres et découvertes, ils sont invités à réfléchir aux relations entre technologies et société, en croisant regards scientifiques et artistiques. Pour nourrir cette réflexion, ils ont notamment pu échanger avec plusieurs chercheur·euse·s de l’Université Grenoble Alpes.
Rencontre avec des scientifiques, pour éclairer la relation entre l’humain et la technologie
Le projet a débuté par une immersion au cœur de la recherche scientifique. Les élèves ont ainsi visité l’Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique (INRIA) à Montbonnot, où ils ont pu mieux comprendre ce qu’est une intelligence artificielle, et appréhender la diversité de ses usages et de ses limites.
Dans la continuité de cette première approche, ils ont ensuite accueilli en classe Alexandre Bretel, doctorant en philosophie à l’Université Grenoble-Alpes. Après avoir présenté son parcours, celui-ci a partagé avec les élèves son sujet de recherche, consacré à l’éthique de l’intelligence artificielle.
Très vite, les échanges ont commencé et les questions ont afflué :
- Va-t-on devenir dépendants de l’IA ?
- L’IA pourrait-elle gouverner un pays ?
- L’IA générative menace-t-elle le travail des artistes ?
- Quelles sont les réglementations autour de l’IA ?
- Quelle est l’empreinte écologique de l’IA, notamment en termes de consommation d’énergie et d’eau ?
Cette discussion, riche et stimulante, s’est prolongée pendant plus d’une heure et demie. À son issue, les élèves disposaient de nombreuses pistes de réflexion pour aborder la suite du projet.
La suite du projet : entre théâtre et sciences
Au-delà des apports scientifiques, le projet propose également une approche artistique afin d’ouvrir d’autres espaces de questionnement. Les élèves ont ainsi assisté à la représentation de la pièce Aaron, de Fabrice Murgia et Vladimir Steyaert, à l’Hexagone. Ce spectacle retrace le parcours et le combat d’Aaron Swartz, figure emblématique de la défense du libre accès aux connaissances sur Internet, et interroge les rapports entre technologie, pouvoir et liberté.
Forts de ces rencontres et de ces expériences, les élèves s’engagent désormais dans un travail de création théâtrale. Accompagnés par un·e intervenant·e théâtre, ils imagineront et mettront en scène de courtes pièces. En groupes de trois ou quatre, ils choisiront un angle précis et construiront un scénario original.
Ces créations seront présentées en fin d’année. Elles offriront aux élèves l’occasion de partager un regard à la fois critique et créatif sur les relations complexes entre l’humain et la machine, et de faire de la scène un véritable lieu de réflexion et de dialogue.
Cet article a été rédigé par Odile De Floris, assistante de médiation scientifique à la Direction de la culture et de la culture scientifique de l'Université Grenoble Alpes, avec un coup de pouce de Chat GPT pour améliorer sa lisibilité et sa clarté.
