Faire découvrir la science par le jeu, c’est possible avec la Fête de la Science

Publié par Nicole Sardat, le 1 juillet 2016   2.4k

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Mon métier, ce que je fais à l'IRSTEA

Je suis responsable de communication et infographiste dans un Centre de recherche, Irstea (Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture). Le Centre Irstea de Grenoble est spécialisé dans les recherches sur tout ce qui touche la montagne. Est-ce mon métier ? Pas vraiment… J’ai fait mes études aux Beaux-Arts de Grenoble, section « peinture ». Alors que j’ai été choisie par l’artiste Ernest Pignon Ernest pour l’assister dans la réalisation de la fresque sur la Bourse du Travail de Grenoble (vous savez, celle qui va être rénovée bientôt, car elle a beaucoup souffert…), j’apprends que s’ouvre un poste de dessinateur-paysagiste dans un Centre de recherche spécialisé dans l’environnement ! Quel choix cornélien ! L’écologie, la montagne, ses paysages et ses activités, tous cela me passionne. Alors, tant pis pour la fresque et la vie d’artiste et bonjour le fonctionnariat. Progressivement et avec l’arrivée de l’ordinateur, mon travail passe du dessin de paysage à la réalisation de posters, logos, fiches thématiques, plaquettes de présentation, voire d’ouvrages de vulgarisation. C’est donc tout naturellement que j’accepte un poste de communication, avec la mise à jour des sites web intranet et internet, la tenue d’un journal interne, les relations avec le service central de Paris ou avec les journalistes.

Les actions de médiation que je mène

J’accompagne régulièrement les chercheurs dans l’organisation des colloques ou séminaires, mais il y a aussi beaucoup d’occasions de communiquer avec le grand public ou les scolaires. Nous participons par exemple aux « tribulations savantes » sur le Campus, manifestation organisée par les doctorants : des expérimentations en direct à partir de maquettes. Cette année, nous avons aussi contribué à « Pint of science », en présentant « La biodiversité à tous les étages » à la Casemate. J’ai coordonné l’écriture d’un livret intitulé « Qu’est-ce qu’on risque ? 30 idées reçues sur les risques naturels en montagne », avec une page par idée et un texte très simple, que nous distribuons gratuitement. J’ai imaginé un rallye pour les enfants ou les adultes sur « La biodiversité en ville » et confectionné des jeux de l’oie sur le bois-énergie ou l’ingénierie écologique.

Je propose souvent des jeux de « Questions pour un champion », comme nous allons le faire cette année pour la fête de la science. Ce qui me plaît, c’est d’innover tout en essayant de trouver le meilleur moyen pour communiquer la science. Et la pratique du jeu fait partie de ces moyens.


Mes nombreuses participations à la Fête de la science

Participer à la Fête de la Science, non seulement cela fait partie des missions du service public, mais aussi cela nous oblige à « penser autrement ». Il faut s’adapter, trouver de nouvelles idées pour que le grand public et les enfants comprennent à quoi sert la recherche. Ils sont souvent très surpris de découvrir tous nos sujets. Comment arrêter les avalanches, une forêt peut stopper une chute de pierres, les vers de terre sont de véritables ingénieurs du sol, les stations de ski doivent s’adapter… Et nous sommes nous-mêmes parfois étonnés de la pertinence de leurs questions.

Je ne compte plus le nombre de mes participations à la Fête de la Science ! J’ai connu le temps où elle se tenait au printemps place Victor Hugo. Pour moi, c’est très important de faire connaître le monde de la recherche au plus grand nombre et l’affluence pendant la Fête de la Science, qui existe pourtant depuis 25 ans, montre bien qu’elle correspond à une attente du public. Sinon, pourquoi tout ce monde ?

>> Crédits : Photos Nicole Sardat