La Fête des lumières dans les tissus vivants - Echosciences chez RCF Isère
Publié par Echosciences Grenoble, le 2 décembre 2025 50
Depuis septembre 2019, RCF Isère offre du temps d'antenne à Echosciences Grenoble, toutes les semaines dans "l'Echo des médias" des "Midis RCF" présenté par Nicolas Boutry. Cette chronique se tient le mardi à 12h20 en direct. L'occasion de vous parler des derniers contenus intéressants partagés par les membres d'Echosciences. Retrouvez toutes les chroniques dans ce dossier ou sur le site de RCF-Isère !
Découvrez la chronique du 2 décembre 2025 par Marion Sabourdy, en son et en texte ci-dessous :
Sur RCF Isère, c’est l’heure de l'Écho des médias. Aujourd’hui, nous retrouvons Marion Sabourdy, chargée de projets à Territoire de sciences. Bonjour Marion !
Bonjour Nicolas ! Je suis vraiment contente de vous retrouver dans ce studio !
Aujourd’hui, Marion, vous avez envie de nous parler de lumières, ça tombe bien, c’est la Fête des lumières à Lyon ce week-end !
Oui Nicolas ! Et je voulais vous montrer que si les lumières sont dans les rues à la nuit tombée, elles sont aussi dans les labos, sous des formes étonnantes. Avez-vous déjà entendu parler de l’imagerie photoacoustique ?
Hum, non, pas vraiment. Si je décrypte bien l’expression, il me semble que ça doit parler d’images avec de la lumière et du son ?
Bien joué ! Alors, moi non plus, je ne connaissais pas le terme. Mais ce matin, j’ai vu une vidéo réalisée par le CNRS Alpes et postée sur Echosciences Grenoble. Cette vidéo a été tournée au Laboratoire Interdisciplinaire de Physique, à Saint-Martin d’Hères.
On y découvre le chercheur Bastien Arnal et l’ingénieure en acoustique et imagerie Charlotte Constans, qui nous parlent d’une méthode innovante sur laquelle ils travaillent et qui met à profit les techniques d’imagerie photoacoustique.
En deux mots : pour pouvoir étudier l’intérieur des tissus biologiques, l’équipe de Bastien et Charlotte les soumettent à des impulsions de lumière brève. Ces impulsions de lumière produisent un phénomène dans ces tissus (qu’on dit “thermoélastique”, je vous ai gardé le nom car je le trouve drôle). Ce phénomène lui-même génère des ultrasons… que nos chercheurs récupèrent grâce à des sondes échographiques.
Si je comprends bien, ils envoient de la lumière et récupèrent du son. Qu’en font-ils ensuite ?
C’est ça Nicolas. Ensuite, ils traitent ces informations, ce signal qu’ils ont reçu et ils reconstituent une image. Leur objectif est de pouvoir mieux étudier les tissus, comme par exemple les vaisseaux sanguins, afin de déterminer l’abondance de sang qui y circule. Alors pour l’instant, ils travaillent in vitro, sur des morceaux de tissus. Mais cette méthode pourrait à terme être utilisée in vivo par exemple dans le domaine de la cancérologie.
De la lumière pour lutter contre le cancer, génial ! Alors Marion ; on a débuté cette chronique sur la Fête des lumières de Lyon mais nous aussi, nous avons notre propre Fête !
Et oui ! La Fête de la Lumière Saint-Laurent revient ce vendredi 5 décembre !
Mais cela ne va pas parler de sciences, si ?
Alors non, en effet, mais cela me tenait à cœur d’en parler ici car c’est un projet qui fait vivre le quartier Saint-Laurent, dans lequel nous sommes avec La Casemate. Il y aura des projections, des jeux vidéo sur façade, des illuminations, des boissons chaudes. Et à cette occasion, mes collègues Gaëtan et Margot, du Fab Lab, ont travaillé sur la fabrication de quelques lumignons en toile de parapente. La technique n’est jamais bien loin !
Alors, on invite nos auditrices et nos auditeurs à aller y faire un tour. Et pour en savoir plus sur l’imagerie photoacoustique, c’est sur echosciences-grenoble.fr. Merci Marion pour votre passage.
Merci Nicolas, à bientôt !
Crédit photo : Christopher Fausten (@christopher_rcf)
