Ma thèse en 180 secondes

Publié par Camille Sicot, le 11 juin 2018   300

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Dans deux jours aura lieu la finale de “Ma thèse en 180 secondes”, MT180 pour les intimes, à Toulouse. C'est donc l'occasion pour moi de revenir sur la finale locale qui s’est déroulée le 29 mars dernier à Grenoble et à laquelle j’ai participé. 

Selfie

Installation et répétitions dans l'Auditorium de l'INP Grenoble

Petite piqûre de rappel sur le concept : des doctorants disposent de 3 minutes (soit 180 secondes) et d’une diapositive pour présenter leur sujet de thèse de façon très simplifiée. Cet exercice de vulgarisation a pour vocation d’expliquer à un public, de tous horizons,, ce qu’il se cache concrètement derrière une thèse ayant une appellation souvent très complexe. Par exemple, Louis Gangolphe, un des candidats, travaille sur les “matériaux architecturés hyperplasiques et résorbables pour la reconstruction de tissus mous”’. D’accord, me direz-vous, mais encore ? Autrement dit, il travaille à réaliser une sorte de pansement pour le coeur. 

Aaaaaaaaaaaaah, ok.”, “Whaouuuuuuuu, trop bien!”, je vous entends, c’est l’effet MT180.

“Et donc Camille, ton sujet de thèse c’est quoi ?” Je vous arrête tout de suite, la thèse ce n’est pas encore prévu dans l’immédiat pour moi. Je ne suis qu’étudiante en première année de master de Communication et culture scientifiques et techniques. Le point commun entre ma formation et l'événement ? Outre son appellation assez longue qui ne parle pas forcément à tout le monde, j’apprends moi aussi à bien vulgariser et communiquer les sciences grâce à elle. Et ma classe a été sollicitée afin de participer à l’organisation de cet événement et de contribuer à son bon déroulement. Deux d’entre-nous (dont moi-même) avons eu l’opportunité de rejoindre le Comité de pilotage, pour préparer (des mois à l’avance) ce jour un peu spécial. Parce que oui, même si en tant que spectateur-trice on ne s’en rend pas forcément compte, il y a toute une question de logistique, de budget et d’acteurs, de matériel et techniques qui nécessitent d’être coordonnés pour que la soirée soit réussie. C’est donc après une longue période de collaboration que nous avons enfin pu mettre en place tout ce que nous avions programmé.

Concrètement, nous étions les femmes et les hommes de l’ombre. La veille, nous avons installé l’Auditorium où se déroulait la finale et posé toute la signalétique. Principalement, nous étions chargé le jour J d’accueillir le public, de distribuer, ramasser puis comptabiliser les bulletins de votes (big up à Gersande, Hanna, Manon, Marielle, Arthur et Robin). Angélique coordonnait le passage des artistes lors des intermèdes (Killian Drecq, jeune danseur hip-hop et le groupe musical SMH big band) depuis les coulisses. Pour ma part, j’étais responsable de la passation de micro pour le passage des doctorants et à la remise des prix, lanceuse d’alerte lors des votes du public et du jury (c’est-à-dire courir partout en coulisses pour savoir où on en est et si nous sommes dans les temps pour informer un référent dans la salle). Loic s’est chargé de faire un discours et de l’annonce de remise de prix. Alizée a relayé la soirée via le Twitter de l’association du master (@dio2_cst). Marie et Grégoire avaient un rôle phare en régie, respectivement responsables de la diffusion des diapositives et du chronomètre. Bien évidement, après des répétitions sans aucun problème, le rétroprojecteur a décidé de rendre l’âme à la moitié du concours. Le plus drôle, juste avant la prestation du gagnant. Comme quoi, la qualité d’un bon vulgarisateur dépend bien plus de son discours, son interprétation que de son support.

Winner
Selfie des CSTgre avec Phillippe Le Bouteiller, le gagnant (© Manon Venchiarutti)

C’est en effet Philippe Le Bouteiller qui a remporté le prix du jury et du public grâce à sa prestation sur “la carte bison futé des embouteillages sismiques”. 
Pour revoir sa prestation :


Clément Chagnaud , arrivé second, étudie la répartition linguistique à l’aide d’outils de géovisualisations (par exemple pourquoi il existe d’irrésistibles français comme moi qui disent encore “chocolatine” (OUI, J’ASSUME !)).
Pour revoir sa prestation :


Mais les 14 autres finalistes n’ont pas démérité et leurs prestations étaient tout aussi remarquables, en partie grâce au formidable coaching de Ludovic Lecordier, leur formateur de l’organisme Spontanez-vous. La bonne nouvelle c’est que Philippe et Clément ont tous les deux été sélectionnés pour participer à la finale nationale qui aura lieu le 13 juin 2018 à Toulouse dont la salle est déjà complète.  Rassurez-vous, vous pouvez toujours les soutenir à distance en regardant le live diffusé à l’adresse suivante : http://mt180.fr/

D’ici-là, si vous souhaitez revoir la finale locale, vous pouvez la retrouver en replay sur la chaine youtube de la Comue à l’adresse ci-dessous :

https://www.youtube.com/watch?time_continue=2381&v=Gh7poYmVTUs