Hélène ROUGÉ-LABRIET - « J’ai hérité d’un surnom en plus d’une thèse »

Publié par Anna-Marie Reytier, le 25 mars 2019   1.1k

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« Développement de l’imagerie X biomédicale en contraste de phase par tavelures »



L’interview commence, et un petit bouquet de fleurs séchées apparaît dans ses mains.

Les fleurs, ce sont ses propres petits cobayes. En effet, à cause de contraintes, elle ne peut utiliser des pièces anatomiques facilement alors pour ses tests, Hélène utilise des fleurs séchées.

« C’est joli et il y en a partout donc j’ai toute une gamme de fleurs et d’images de fleurs à la maison. »

MT180, c’est une découverte récente pour la doctorante. Trouvant le principe amusant, elle décide de s’inscrire. Cette expérience, c’est une opportunité pour raconter sa thèse de façon succincte et simple, car elle a envie d’être comprise par le plus grand nombre. Mais c’est aussi une manière de pour Hélène de l’aider à se débloquer, du stress ou de la parole en public, on imagine.

« C’était plutôt un challenge personnel on va dire, pour réussir à parler simplement de ce que je fais. »

Le début de la compétition a déjà « débloqué » certaines choses, d’ailleurs : la jeune femme a déjà gagné un peu plus d’aisance, notamment. Mais Hélène sait qu’elle peut pousser ses capacités encore plus loin pour la suite et compte travailler pour résoudre ce qu’elle appelle ses petits « couacs »  avant la finale régionale.

La recherche n’a pas seulement apporté une thèse à Hélène. Elle a hérité d’un surnom.

Au laboratoire, elle travaille avec un logiciel du nom de Pénélope et il semblerait que ses collègues (rencontrant quelques difficultés de mémorisation des prénoms, nous explique la doctorante avec un petit rire) ait décidé de la renommer en conséquence.

« Donc voilà, j’ai hérité d’un surnom en plus d’une thèse. »


Crédit photo : © Communauté Université Grenoble Alpes - Cindy Shalaby