Gypaète barbu, prince des falaises alpines, sur Kidi'science

Publié par Echosciences Grenoble, le 21 février 2018   650

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Emilie et Mél., blogueuse et illustratrice du Café des sciences et contributrices du blog "Kidi'science" vous proposent un article sur le célèbre gypaète barbu. A partager avec vos enfants !

C’est l’histoire du plus grand oiseau des Alpes, un vautour qui peut atteindre 3 mètres d’envergure d’une aile à l’autre. Après avoir été exterminé par les humains, il a été réintroduit dans son milieu naturel avec succès : le Gypaète, un oiseau sauvage sauvé. C’est l’histoire de la cohabitation pas toujours facile entre l’homme et la nature.

Le vautour mangeur d’os

Son œil jaune est entouré de rouge. Il aime à vivre près des falaises, c’est là qu’il niche. C’est aussi grâce aux rochers qu’il réussit à casser les os. En effet cet oiseau se nourrit d’os d’animaux déjà morts qu’il est capable de digérer. Pour les mettre en morceaux de taille raisonnable, il les emporte haut dans le ciel et les laisse tomber sur des pierriers, des étendues rocheuses que l’on trouve en montagne. 

On le voit parfois avec de la boue rouge dégoulinante sur son poitrail. Il se colore, en prenant des bains dans des eaux ferrugineuses, riches en fer,  pour montrer qu’il est maître de ce territoire. Cela a suffi pour le croire ami du diable et tueur d’enfants. Chassé, empoisonné, tué avant même d’avoir éclos, le gypaète était en voie d’extinction au début du siècle. Pourtant, en mangeant des os, il nettoie la nature, évite la propagation de certaines maladies et la contamination des eaux.

Dans les années 70, des conservateurs et des spécialistes des oiseaux se sont battus pour mettre en place un important projet de réintroduction de cet oiseau mythique et important. D’Autriche en France, en passant par l’Italie et la Suisse, un réseau s’est peu à peu mis en place.

Un réseau alpin, mais pas que.

Une première tentative, dans les années 70,  consiste à élever les oiseaux en captivité en Haute-Savoie. Seul un individu pourra être relâché, les autres ne survivront pas. C’est en 1978, en Autriche, qu’une reproduction a lieu pour la première fois en captivité. Une nouvelle technique est alors testée : ne relâcher que les jeunes nés en captivité. Cela fonctionne mieux et un programme international de réintroduction voit le jour, soutenu par des associations et des institutions de conservation et de protection de la nature.

Les premiers Gypaètes sont libérés en 1986 en Autriche dans la vallée de Rauris. L’année suivante, un deuxième site de réintroduction est mis en place en Haute-Savoie. En 1991, c’est au tour de la Suisse de procéder au troisième lâcher, dans le seul parc national à l’Est de la Suisse. De 1993 à 2000, trois autres sites ouvriront, dans les Alpes Maritimes avec le parc du Mercantour au Sud-Est de la France, chez son voisin italien le parc national Alpi Marittime, et dans un autre parc italien alpin, le Stelvio.

Les quatre premiers sites de réintroduction du gypaète

Puis, depuis 2010, un site est choisi dans le parc régional du Vercors pour encore élargir le réseau et le connecter à d’autres populations plus lointaines. C’est dans cette optique que d’autres sites voient encore le jour, comme par exemple dans les Cévennes et dans l’Aude pour faire un pont vers le Massif Central et les Pyrénées et finalement le Massif de l’Atlas en Afrique du Nord ou plus à l’Est vers la Russie et le Caucase.

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>> Crédits : Emilie, Sense the Science (auteure) et Mél. (illustratrice)