Oursitude et littérature - sélection d'albums jeunesse (mais pas que)

Publié par Gaëlle Partouche, le 13 janvier 2020   620

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L'Oursitude pourrait devenir, en ces temps d'hiver, notre rapport au monde. L'Oursitude, c'est le goût de la paresse, de la langueur, de la lenteur et dès l'arrivée des jours meilleurs: le réveil de la curiosité et de la gourmandise. L'Oursitude, c'est aussi une attitude de perplexité devant le monde et soi-même qui pousse à s'interroger et à remettre en question les systèmes et les cases toutes faites, comme nous le racontent merveilleusement bien Oren Lavie et Wolf Erlbruch dans L'Ours qui n'était pas là, édité à la Joie de Lire. Et c'est aussi la révolte juste et sans compromis quand il faut se protéger, se défendre et ne pas se laisser faire... 


Toute une sélection d'ouvrages élaborée par Jessica et Gaëlle à découvrir tout l'hiver à la librairie Les Modernes et ci-dessous (ou directement - et en images - sur le site de la librairie).


Depuis des temps immémoriaux, l’ours en tant qu’animal fait s’agiter les esprits. Les nombreuses représentations d’ours dans les grottes paléolithiques et historiques posent même la question d’une religion païenne de l’ours, laquelle fait grand débat chez les historiens. L’animal est également très présent dans les grands mythes: les constellations de la Grande et la Petite Ourse tiennent leur origine du mythe de Callisto, dont le fils (issu du viol de Zeus), fût changé en ours. Par ailleurs, c’est son nom, Arcas, qui est étymologiquement à l’origine du nom ours…

Certains récits évoquent même des unions charnelles avec cet animal, qui s’en prendrait principalement aux jeunes filles, donnant naissance à des êtres hybrides, mi-ours mi-humains. Ces légendes ont alimenté l’imaginaire collectif pendant des siècles.

Mais très rapidement, l’ours autrefois vénéré pour sa puissance, sa force et son agilité, a été tourné en ridicule par l’Eglise. En cause, les rites païens liés à ce dernier, et la volonté de placer l’homme au-dessus de l’animal. On ira même jusqu’à lui attribuer certains péchés capitaux, tels que la gourmandise ou la paresse. Une image qui lui colle à la peau, en témoignera Winnie l’Ourson… Le moyen-âge passe par là, et l’ours se retrouve le plus souvent utilisé comme bête de foire. Puis la découverte d’animaux plus exotiques, tels que le lion, achève alors de détruire son règne.

Mais l’ours restera toujours très présent dans les esprits, sous forme de légendes, de contes… On le vénère, on le craint, on le questionne. Il continue de faire bouillonner l’imagination, et de susciter l’admiration de tous les lecteurs. Ainsi, on le retrouve en personnage principal de nombreuses œuvres, documentaires, récits, et notamment dans la littérature jeunesse. On gardera notamment en tête l’image du bon gros nounours réconfortant, qui en fait un allié de taille dans les albums pour enfants.


Quelque-fois dans sa forme de peluche (Michka), d’autres fois à travers la thématique de la métamorphose ou l’anthropomorphisme (Le tracas de Blaise, L’ours est un écrivain comme les autres), il est plus rare de le retrouver dans sa condition de bête de cirque (Le voyage d’Oregon), mais de plus en plus comme un animal philosophe : L’ours qui n’était pas là, notre grand coup de cœur!

Vous pourrez trouver tous les livres cités à la librairie, mais également en commande sur le site Chez mon libraire.

La sélection :


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