Journal de bord #6 : Peaufinage des projets

Publié par Auxence Delion, le 25 octobre 2020   250

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© Allison -  Des cerveaux transmédias en ébullition

Mardi 20 octobre, de 13h à 16h

Par un mardi plutôt ensoleillé, nos saltimbanques de M2 Transmédia sont nombreux à devoir se réfugier derrière leurs écrans pour ce nouveau cours de Media Lab, mais cela n’entame en rien leur moral.

Après un point rapide sur la séance de la fois dernière, qui s’est conclue par la réponse de certains groupes aux questions de Mme Peggy Zejgman-Lecarme, directrice de la cinémathèque de Grenoble, nous pouvons démarrer un nouveau cours théorique : les bonnes pratiques de diffusion d'un média sur le web.


PREMIERE PARTIE : LES BONNES PRATIQUES DE DIFFUSION 

Le cours d’aujourd’hui débute sur une information simple mais essentielle : 3 internautes sur 4 utilisent les médias sociaux au moins une fois par jour. À partir de ce postulat, il apparaît évident que nos groupes respectifs doivent se saisir de ces médias (Facebook, Instagram, Snapchat, Twitter…) pour diffuser nos projets, en ciblant un public au préalable. Si TikTok est plutôt l’apanage des plus jeunes, les trentenaires préfèrent s’informer via Facebook ou même YouTube.

Mais cela nécessite d’observer un cadre juridique strict. Publier sur les réseaux sociaux implique de respecter certains droits fondamentaux : droit d’auteur, à l’image, au respect de la vie privée, à l’oubli, à la liberté d’expression… Pour ne pas tomber sous le coup de la loi, Laura Schlenker nous livre une astuce personnelle : toujours prévoir une autorisation de droit à l’image sur soi lors d’un tournage, pour se protéger plus tard d’une éventuelle accusation de droit bafoué. Il faut donc faire preuve de prudence et bien connaître la loi à l’heure du tout numérique, d’autant plus que certaines questions se posent : les informations partagées sur les réseaux sociaux sont-elles publiques ou privées ? Comment assurer un droit à l’oubli quand les données ne disparaissent jamais vraiment ?

Autant de bonnes pratiques qui nous sont résumées par le tableau suivant :


Par ailleurs, de nombreuses œuvres sont protégées par un copyright qui empêche leur réutilisation à des fins de partage, de modification ou d’usage. Un compromis a été trouvé grâce aux Creative Commons, un outil juridique composé de 7 licences permettant de concilier protection des droits d’auteur et libre circulation de l’œuvre. Des licences que les Transmédias ne devront pas manquer d’utiliser pour exploiter des œuvres cinématographiques et musicales.

Retrouvez les licences ici : https://creativecommons.fr/lic...


DEUXIEME PARTIE : LABORATOIRE DE PRODUCTION FINAL

Comme il est désormais coutume de le faire, Laura Schlenker tient à nous passer un message important à travers un extrait de film. Cette fois-ci, il s’agit de Mulholland Drive de David Lynch (2001). L’idée est de parvenir à faire des choix définitifs qui ne dénaturent pas le projet pour autant.

La scène du casting des chanteuses dans Mulholland Drive

À la suite de quoi nous nous rassemblons par groupe pour avancer sur nos projets, sur le logiciel de visioconférence Microsoft Teams ou en présentiel. À 15h45, nous nous réunissons finalement pour partager avec les autres groupes notre état d'esprit et nos avancées :


  • Ciné-concert : le groupe a décidé de choisir un thème de film et de projeter plusieurs films de ce thème (1 film = 1 soirée), avec un orchestre jouant la musique en direct. Cela permet de créer une série de projections. Au terme d'un sondage Facebook, c'est le genre du western qui a rencontré le plus fort succès. Il a également contacté le conservatoire de Grenoble.


  • Redoublement : le groupe a cherché des rushs pour sa vidéo de démonstration, voulant acquérir des visuels de la cinémathèque de Grenoble et des séances de doublage de films. C'est le film d'animation Le Monde de Nemo (2003) qui a été retenu pour le re-doublage.


  • Clip Clap : le groupe a sélectionné les couples de films et clips vidéos qui composeront la bande-annonce. Les couples retenus sont :

    • Les hommes préfèrent les blondes de Howard Hawks et Material Girl de Madonna

    • Casino de Martin Scorsese et Blinding Lights ainsi que Heartless de The Weeknd

    • Orange mécanique de Stanley Kubrick et The Universal de Blur


  • Sing Along : le groupe a choisi quelques films qui serviront pour le karaoké, et a réfléchi aux remises de prix et tarifications à mettre en place. Pour la modique somme de 5€, les participants pourront ainsi chanter sur Grease  (1978), mais aussi Dirty Dancing (1987) et Hairspray (1988), et un retour vidéo leur permettra d'attendre jusqu'à la soirée suivante.


C’est sur ces présentations, et sous les applaudissements des autres groupes, que nous nous quittons. 


Rendez-vous le 3 novembre pour la suite !

Auxence Delion & Hugo Fauriel - M2 Transmédia