Niveau des mers : L'Antarctique va changer la donne - Echosciences chez RCF Isère

Publié par Echosciences Grenoble, le 9 décembre 2021   510

Depuis septembre 2019, RCF Isère offre du temps d'antenne à Echosciences Grenoble, tous les jeudis à 12h05, dans "l'Echo des médias" des "Midis RCF" présenté par Nicolas Boutry.  L'occasion de vous parler des derniers contenus intéressants partagés par les membres d'Echosciences. Retrouvez toutes les chroniques dans ce dossier ou sur le site de RCF-Isère !

La chronique du 9 décembre 2021, par Marina Grzanka, en son et en texte ci-dessous :

Sur RCF Isère, c’est l’heure de retrouver l'Écho des médias. Aujourd’hui, nous retrouvons Marina Grzanka, chargée de communication à La Casemate. Vous allez nous présenter les dernières nouvelles d’Echosciences Grenoble. Bonjour Marina !

Bonjour Nicolas !

Alors aujourd’hui Marina, vous souhaitez nous parler d’un sujet qui est encore d’actualité puisqu’on sort de la COP 26, la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, qui a eu lieu en Ecosse début novembre.

Oui Nicolas. Je voudrais vous parler de la montée des eaux et notamment d’un article sur le projet PROTECT qu’a publié l’IGE, l’Institut des Géosciences de l'Environnement. C’est un projet européen qui a été lancé en 2020. Il est coordonné par le CNRS et il va durer 4 ans. Il a pour objectif d’évaluer l’élévation du niveau des mers actuelle et future, et il étudie tout particulièrement les contributions de la Cryosphère, c’est-à-dire des glaciers de montagne et des calottes de glace de l’Antarctique et du Groenland. Ce projet permettra du coup de produire de nouvelles projections du niveau marin au 21e siècle et au-delà.

Oui, et c'est d'ailleurs un sujet dont on parle de plus en plus ?

Et bien vous savez, le niveau de la mer s’élève aujourd’hui à un rythme accéléré en raison de l’expansion thermique des océans, de la fonte des glaciers de montagne et des calottes de glace. On peut se demander jusqu’à quel point il s’élèvera dans 10 ans, 80 ans ou même 500 ans... On a en tête notamment des villes comme Venise ou New York et des pays comme les Maldives, pour qui ce serait catastrophique ! Et bien L’ambition du projet PROTECT est d’apporter des éléments de réponse à cette question.

Pour cela, des scientifiques du monde entier étudient un géant endormi qui pourrait changer la face du monde s’il venait à se réveiller. Il s’agit de l'Antarctique. Aujourd’hui, les glaciers de montagnes et les calottes polaires du Groënland et de l'Antarctique contribuent tous, de manière à peu près égale, à l’élévation du niveau de la mer par leur fonte, mais dans un futur proche, une fois ce géant réveillé, cela pourrait totalement changer… tout simplement parce que 90% de toute la glace de notre planète est stockée en Antarctique…. Et ce serait suffisant pour engloutir toutes les villes côtières du monde.

Ohlala !! Mais alors de quelle façon va réagir l'Antarctique au réchauffement climatique ?

Et bien pour répondre à cette question, nous avons besoin de comprendre comment fonctionne la calotte polaire de l'Antarctique et c’est là qu’intervient le projet PROTECT. Et je vous invite d’ailleurs à aller visionner la vidéo qui est dans l’article et qui explique très bien ce processus.

En tous cas, si je comprends bien, ce qui arrivera dans les prochaines décennies à l'Antarctique a le potentiel de complètement changer la donne pour l’humanité.

Oui c’est sûr, mais les recherches ont démontré que si nous arrivons à limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, ce qui est l’objectif de l’Accord de Paris sur le Climat qui a été signé en 2015, et bien les calottes polaires et les glaciers auront moins d’impact sur l’élévation du niveau de la mer d’ici 2100.

Et bien vivement 2024 pour avoir les résultats de ce projet ambitieux alors. L’article est à retrouver sur Echosciences Grenoble ! Merci Marina. A bientôt ?

Merci Nicolas !

>> Photo : Christopher Fausten (@christopher_rcf)