Safari en Balconie - (épisode 9.)

Publié par Muséum De Grenoble, le 17 mai 2020   540

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Carnet d’explo 6

Amis de la Nature, de l’Aventure et du Monde …  il y a des jours où je ne peux plus bouger. Mon corps refuse de se mettre en mouvement. Impossible de marcher, m’arrêter, repartir, recommencer, ainsi que regarder, observer, scruter, toujours sur le qui-vive. Harassé par plus d’un mois de safari, je subis le beau temps, le vertige et les souffrances psychologiques liées à la déprime de la solitude balconière. J’ai droit à l’immobilisme, au repos du guêpier. Je m’accorde une dispense musculaire, une parenthèse de rêveries et de pensées, une régénération d’enthousiasme. En bref aujourd’hui ….. et qui sait peut-être demain aussi ……………. je glande.

Ca devrait me permettre de déculpabiliser face aux hostilités du voisinage. Comme j’observe avec jumelles, longue-vue et appareil photo dans un environnement habité où il y a des personnes, on me prend pour un voyeur.            

 Aïe aïe aïe ! Le pire c’est quand je ne me rends pas compte que derrière l’oiseau visé, il y a quelqu’un dans le champ de vision (heureusement habillé). Imaginez la tête de l’un et de l’autre ! Est-il normal que ça me gène ?

Cependant je dois dire que les voisins sont très rares sur les balcons, même par les temps qui courent. Peut-être ont-ils peur de s’aventurer en terre balcone alors que le gouvernement ouvre volontiers son territoire, et ce gracieusement, au tourisme, au jardinage, aux apéros et au camping (et j’en profite). Les habitants qui habitent la République frontalière de l’Appartnhistan peuvent aller librement en Balconie en toute sécurité, suite aux accords intercopropriétaux signés entre les deux domaines. D’aucuns prétendent que l’Appartnisthan exerce une pression sournoise sur la Balconie pour occuper le terrain, en vue d’une annexion prochaine. C’est plausible, en tout cas moi je ne vois rien ! A part ça je tiens à remercier tous les fidèles pour leur soutien. Demain ( ?) je repars de plus belle.

Faune balcone

Les Mésanges

Elles sont bien connues, vives, acrobates, colorées, douces à voir. On les observe surtout aux nichoirs au printemps et aux mangeoires en hiver. La plupart d’entre elles sont cavernicoles, nichant dans des cavités mais y construisant un nid malgré tout. Elles investissent les arbres, bâtisses, murs, même des balcons, et des nichoirs. Quatre espèces sont observables régulièrement en environnement urbanisé : la «charbonnière », la « bleue », la « huppée », et la « longue queue ». Dans d’autres régions, la « noire » et la « nonnette » sont plus courantes.

La Charbonnière 


C’est la plus bruyante des Mésanges, la plus grosse, avec du blanc, du noir, du vert, et un ventre jaune à bande noire. Elle peut faire son nid partout, y compris dans les boîtes aux lettres.

La Bleue 


Voici un petit oiseau à la jolie frimousse blanche et bleue, doté d’un chant léger. C’est la préférée de très nombreux artistes. Elle est commune et pourtant si discrète.

La Huppée 

 

De teintes blanche, grise, noire et brune, c’est sa huppe qui est le plus remarquable et lui donne son nom. Elle adore les conifères, mais aime aussi beaucoup les feuillus et les jardins.

La à longue queue 


C’est l’un des plus petits oiseaux d’Europe. Cependant sa queue est proportionnellement aussi longue que celle de la Pie, mais moins que celle d’un Ara sud-Américain. C’est la seule (à part sa cousine la Rémiz penduline) à bâtir son nid en plein air, avec notamment des plumes et du lichen.

A bientôt

Jimi Coquebot