Safari en Balconie - (épisode 11)

Publié par Muséum De Grenoble, le 7 juin 2020   260

Xl 1 l1000853

Carnet d’explo 8

Amis de la Nature, de l’Aventure et du Monde, je reçois parfois de curieux messages.

 Au cours de mon aventure j’ai appris que mon rendez-vous du jour chez l’ophtalmologiste était annulé. Ce dernier a subitement perdu la vue à cause d’un virus se propageant actuellement. Drôle de message ! Avant de partir j’ai du oublier d’annuler le RV pris il y a cinq ans à cause des  délais d’attente.

Bon ! Cela fera tout au plus une anecdote.

Pire message ? Oui, hier ! Le matin je suis informé de la venue d’un journaliste du « conphiné libéré » pour faire un article sur mon odyssée balcone, avec séance photos. J’ai répondu aussi sec que non, ça se ferait à l’arrivée. Peine perdue ! Stylo Scriban, c’est son nom, est arrivé dans l’après-midi, accroché à une corde avec harnais et mousquetons, à hauteur du balcon où je faisais ma sieste. Il m’a réveillé et mis en rogne. Lui demandant d’abord comment il a fait pour être là, il m’a tout raconté : il s’est fait ouvrir les portes de l’Union Copropréenne. Comme l’Appartnisthan lui a refusé la traversée de son territoire, il l’a contourné par le Toiturland, pays désertique aux nombreux monolithes formés à l’époque géologique du Cheminozoïque, dont la politique étrangère très cosmique lui a permis l’accès à sa zinguerie accueillante. S’assurant à un monolithe, il a fait du rappel en façade, zone neutre verticale reconnue.  «  Tout est politique, absolument politique, jusqu’au fond des balcons ! » comme disent les pots de fleurs. Comme j’étais très remonté, je l’ai engueulé très fort en m’approchant. Ayant eu peur, il s’est agrippé sur le rebord d’une fenêtre crêpi de fientes fraîches de Pigeons, a glissé en hurlant de dégoût et se cognant le menton, et laissant tomber son micro-enregistreur sur le bitume en bas. IL a filé et disparu vite fait. Fin d’exercice ! Non mais !

Diable de Balconie : cette nuit, une bestiole m’a couru sur le duvet. Et ce matin, j’ai trouvé des crottes dans le labyrinthe des pots de fleurs. Elles sont bizarres, petites et rouge cerise. Etait-ce un Diable ? Et ces crottes, sont-elles bien sorties de son derrière ? En tout cas elles ne sont pas répertoriées dans le guide des traces et indices de la faune balcone . Mon cœur trépigne. A suivre …

Faune balcone  à six pattes :  

En Balconie comme ailleurs, les insectes se raréfient et sont plus difficiles à rencontrer que les oiseaux.  Certains ont même tendance à éviter le pays car ils ne le trouvent pas très accueillant en général : la nature y est assez pauvre, sauf dans certains îlots de verdure créés par des personnes avisées.

Punaise : plusieurs espèces sont très communes, grises  ou vertes, et comme tout le monde le sait, elles entrent en grand nombre dans les habitations lors des mauvaises saisons. Ceci n’est pas grave, les Punaises étant pour la plupart végétariennes, les autres étant insectivores. Donc : rien à craindre ! Ce sont des insectes tranquilles.


Mouche :   nombreuses espèces très variées en taille, couleur et mode de vie. Elles profitent opportunément de l’Homme et de son habitat, allant jusqu’à être parfois plus que gênante. Mais il y a de tout chez elles : des charognards, des nettoyeuses, des frugivores, et même des butineuses, celles-ci extrêmement nécessaires.

Abeille :  les Abeilles dites « à miel » sortent dès les premiers jours de soleil réchauffant, mais se trouvent vite engourdies lors des soudains  refroidissements. Elles profitent des moindres fleurissements pour butiner et contribuer à la reproduction des plantes, comme le font aussi les bourdons, des mouches, des coléoptères, les papillons, etc etc …….. Sans oublier les très nombreuses Abeilles solitaires dont les Osmies, déjà présentées. Le miel spécial balcon n’est pas encore reconnu, mais c’est peut-être une appellation en devenir.



Brun des pélargoniums :   ce petit papillon originaire d’Afrique du sud est en expansion rapide. Il est le papillon le plus commun sur les balcons. On le reconnait notamment à sa petite queue à l’arrière de l’aile. Autre point notable de reconnaissance, il se nourrit sur les géraniums, devenant ainsi indésirable notoire.



A bientôt .

Jimi Coquebot