Safari en balconie - (épisode 10)

Publié par Muséum De Grenoble, le 31 mai 2020   380

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Carnet d’explo 7


Amis de la Nature, de l’Aventure et du Monde, je suis reparti, frais et reposé, après deux jours de détente nécessaires pour le corps. 

Je dois vous dire que ce safari est très satisfaisant sur le plan de la découverte de la faune, puisqu’au 1er mai j’ai pu observer 44 espèces d’oiseaux en Balconie. J’espère que ce n’est pas fini. Vous aurez la primeur de la liste complète à la fin du safari. Je ne peux toutes les prendre en photo mais je fais le maximum et vous envoie les plus représentatives parmi les milliers que je fais. J’utilise souvent la rafale. 

Sachez que toutes les photos, sans exception aucune, sont réalisées en Balconie au cours du safari. J’ai un appareil avec un bon objectif / zoom, avec une bonne facilité d’utilisation, et surtout je l’ai en permanence sous la main. Mais ce n’est pas suffisant : je suis très attentif au moindre son et au moindre mouvement ; c’est ce qui fait la différence. Le soir sous la tente, je fais le tri. Mon transmetteur « Satelplouk » GPS/I-Faune/I-Mailer » fonctionne à merveille pour vous les envoyer. La manivelle tourne bien. C’est grâce à lui que je pouvais moudre ma chicorée avant que celle-ci ne disparaisse, une nuit, au début du safari. Toutes les prises de vue et les espèces observées sont tributaires de la date, du milieu et de la chance. Quant aux carnets d’explo, ils sont le fruit de l’actualité vécue sur place.

 Je vous remercie de tous vos messages de soutien qui me font très plaisir et m’aident à tenir mon moral vers le haut. Vous êtes des dizaines et des dizaines à qui j’envoie mes carnets, mais je ne peux vous répondre, devant passer l’essentiel de mon temps à guetter la faune. Et puis comme toujours, je guette aussi les dangers, les bêtes féroces, et les orages.

Diable de Balconie : le Balconal Géographic m’a missionné pour rechercher cet animal mythique et prouver son existence, mais il s’avère difficile de trouver des indices. Pour l’instant, rien ; que faut-il chercher ? je pose des pièges-photos, fais des affûts, cherche des traces, mais rien. Est-il réel ou imaginaire? Quelle taille fait-il ? Est-il carnivore ? Suis-je en danger ? Et puis serait-ce lui mon voleur de chicorée ? Les guides d’identification, comme le « Geai-Rodet » n’en parlent jamais. Il n’existe aucun document graphique ou photo qui le représente.


Faune balcone : ramage et plumage


Parmi les petits oiseaux communs, il en est trois qui habitent souvent les mêmes milieux que sont les jardins particuliers, les jardins d’agrément et les parcs. Ce trio est composés du Verdier d’Europe, du Chardonneret élégant, et du Serin cini. Quand une de ces espèces est présente, on a de grandes chances d’observer les deux autres également. Outre ceci, ils ont pour eux d’être joliment colorés et de chanter à merveille.


Verdier :  c’est le plus massif, taille Moineau, bec costaud de granivore, aux couleurs vert, gris et jaune. Son chant est très sonore et comprend roulades, cascades et notes traînantes. Il aime se placer en haut des arbres pour chanter. A part ça, il est assez discret, n’aimant pas exposer sa vie. On le voit peu se nourrir, sauf quand il descend au sol, ou quand il fréquente les mangeoires en hiver.


Chardonneret : oiseau gracile, fin, avec un plumage discret par certains côtés, voyant par d’autres : présence de noir et de jaune sur les ailes, très visibles lors des envols et des vols, et du rouge sur sa face. Son chant est une sorte de charabia léger, rapide, peu sonore mais très mélodieux. Pour se nourrir, il adore faire l’acrobate, la tête en bas pour extraire les graines de certains arbres. D’autres fois il préfère picorer dans les friches.


Serin : voici le plus petit des trois, avec un minuscule bec. C’est aussi celui qu’on peut parfois remarquer le plus. Son plumage est bien jaune, surtout le mâle, avec un peu de gris rayé. Son chant ne porte pas loin mais il est inimitable : une phrase ininterrompue d’un gazouillis grinçant, léger et pressé, lancé depuis un arbre ou même très souvent d’un fil téléphonique.


A bientôt,     Jimi Coquebot