Safari en balconie - Carnet d'explo de Jimi COQUEBOT (épisode 2)

Publié par Muséum De Grenoble, le 2 avril 2020   260

Amis de la Nature, de l’Aventure et du Monde, la connexion s’est bien passée. 

Vous êtes nombreux à me demander de quel appareil je parle pour vous joindre, voici une photo. 

Merci pour tous vos messages d’encouragement et de soutien. Car les premiers jours sont difficiles : je ne connais pas l’itinéraire et mes cartes au 1/25000ème ne me sont d’aucune utilité. Elles ne servent à rien, si ce n’est à allumer le feu le soir. 

Quel parcours ! Les pots de fleurs forment un véritable labyrinthe, alors je me perds souvent. Ma progression est lente, et le vide que je côtoie à longueur de temps, avec une hauteur de chute de trois étages me serre les tripes. Je dois faire attention à ne pas glisser. 

Heureusement la météo est assez favorable malgré le froid que j’endure la nuit dans mon duvet « sarcophage », roulé dans ma tente « cercueil » suédoise Felpine. Croyez-moi, dormir dans une Suédoise n’est pas du luxe, mais ça me fait au moins rêver. 

Hier matin j’ai enfin pu observer la faune balcone. 

La faune locale est riche et intéressante. Elle devrait se montrer encore plus riche d’ici mi-avril, date théorique de la fin de mon safari aux confins de la Balconie. 

Je vous envoie un petit reportage sur une abeille rencontrée plusieurs fois, l’Osmie cornue.

L’Osmie cornue ressemble à certains Bourdons mais ceux-ci sont bien plus massifs. Son nom est du à deux petites cornes présente entre les antennes. 
La femelle a un corps noir et un abdomen roux vif. Le mâle est plus petit avec des poils blancs sur la tête. 
C’est une abeille solitaire, c'est-à-dire qu’elle ne vit pas en colonie. Elle est commune en milieu urbain, et construit de petites cellules de reproduction dans des petites cavités existantes dans les murs, fenêtres, etc … entre mars et juin. Elle pond dans les cellules, y déposant aussi de la nourriture pour les larves : nectar et pollen. Les cellules sont bouchées avec de la terre humide, et sont construites en enfilade. 

On peut observer les Osmies amenant de la terre ou du pollen, évacuant les matériaux périmés, en de multiples allées et venues. Cette abeille est une très jolie et sympathique butineuse nécessaire à la reproduction des plantes, et en plus elle n’est pas piqueuse et vous néglige même si vous êtes très proche. 

J’aime l’Osmie !

Quelqu’un cherchait à me contacter ? Mais qui ? 

A suivre dans notre prochain épisode

Jimi Coquebot

Par le Muséum de Grenoble #fetecommechezvous

Légende photos : 
photo de l’appareil
trou de porte-fenêtre où se trouvent les cellules  
Osmie arrivant au trou  

Osmie évacuant des déchets 

Osmie avec de la terre dans les mandibules