De mémoire d'éléphant... Je me rappelle de mon arrivée au Muséum !

Publié par Eulalie L'éléphante, le 15 février 2018   830

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Pour une fois, je vais vous parler un peu de mon histoire.

Je suis une jeune éléphante d'Afrique acquise en 1878 pour 3 500 F, par Hippolyte Bouteille, premier conservateur du Muséum de Grenoble de 1847 à 1881.

Les premiers pourparlers en vue de l'acquisition d'un éléphant eurent lieu en avril 1877. Il s'agissait alors d'un éléphant du siège de Paris proposé par Geoffroy St-Hilaire, directeur du Muséum national. Cette transaction ayant échoué, Hippolyte Bouteille s'adressa à M. Tramond de la maison Vasseur pour mon achat en novembre 1877.

Il était entendu que l'envoi serait fait en deux parties :

  • 1er envoi, la peau et la tête
  • 2ème envoi, le squelette en 1878

Et donc, j’ai été naturalisée d'après le modèle d'une gravure du "Dictionnaire universel d'Histoire naturelle" de Charles d'Orbigny.

100 ans après mon arrivée au Muséum, en très mauvais état, je fus statufiée en 1979 par un jeune sculpteur : Marc-François Rouxel.

Eulalie Muséum de Grenoble

De nouveau à l'air libre, je suis désormais enveloppée d'une coque en résine et équipée de défenses en bois plus longues qu'à l'origine. Et savez-vous d’où vient mon nom ?

Il paraîtrait que l’ancien conservateur du Muséum, à cause d'une chanson entendue à la radio pendant la rénovation de 1986 à 1991 ("Un lilas pour Eulalie" de Y. Duteil) m’aurait donné ce nom d’Eulalie.

Dernière petite anecdote ? Mon âge a été fixé en demandant à un petit garçon présent lors des travaux, s'il était d'accord pour qu'Eulalie ait cinq ans comme lui. J’ai donc été rajeunie pour que les enfants se sentent plus proches de moi.