L' Aepyornis se porte bien au Muséum de Grenoble !

Publié par Eulalie L'éléphante, le 2 juin 2017   940

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Mon ami, Aepyornis maximus, cet oiseau géant fossile de Madagascar disparu il y a plusieurs centaines d’années, se porte bien. Il s’est acclimaté à son nouvel environnement : la salle Montagne vivante.

Dans mon dernier article (ici), je vous parlais de cette drôle de « bestiole » qui avait rejoint les belles collections exposées au Muséum.

Mais savez-vous comment il a été reconstitué ? Allez, je vous dévoile tout ; petite présentation par notre ancien taxidermiste …

"La reconstitution a été réalisée à partir de mensurations relevées sur le squelette composite du Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN). Elle est donc exacte du point de vue anatomique. Quelques réserves sont malgré tout nécessaires :

  • Le crâne est lui-même une reconstitution du MNHN faite à partir de fragments osseux. Cela donne la vision d'un animal au bec puissant propre à une alimentation variée et pouvant à l'occasion devenir charognard voir prédateur. La société américaine «bone clones» a elle aussi effectué une reconstitution. Le bec mince qu'elle obtient est typique d'un animal exclusivement végétarien. Ne pouvant trancher j'ai utilisé le « crâne » présent sur le squelette du MNHN.
  • Les caroncules, couleurs et détail des pattes ne sont que des interprétations inspirées par l'anatomie du casoar. Elles auraient pu exister mais il n'y a aucune preuve en ce sens.
  • Le travail a été réalisé sur une armature métallique, fixée sur une silhouette de contreplaqué, sur laquelle j'ai expansé de la mousse polyuréthane. Cette mousse a été sculptée pour obtenir une ébauche que j'ai retravaillé sur le cou et les pattes à l'aide de résine époxy sur le reste du corps avec de la colle à placo-plâtre qui a ensuite été imprégnée de plusieurs couches d'époxy liquide.

Le résultat obtenu a ensuite été peint avec de la peinture acrylique elle-même protégée par plusieurs couches de vernis à l'essence.

Voilà, vous savez tout, il ne vous reste plus qu’à venir l’admirer au Muséum de Grenoble !

A bientôt.