Les sciences : des labos à la radio, en passant par les planches...!

Publié par Guillaume Froment, le 31 mai 2022   940

Une émission sur les engrenages du Mag Des Sciences

Pour cette émission un peu spéciale, on rattrapera les évènements de culture scientifique qui ont eu lieu ces dernières semaines avec Léa qui s’est rendu pour nous à l’évènement “Scientifique, toi Aussi” et Matthieu qui a eu la chance d’interviewer la gagnante 2022 de “Ma thèse en 180 secondes” à Grenoble. On enchaînera avec Anaïs qui nous expliquera comment ça marche la radio. On finira avec l'interview par Arthur d'un invité un peu spécial que vous entendez régulièrement à la radio, Nicolas Boutry, directeur d’antenne de RCF Isère !

Pour réécouter l'émission "Les sciences : des labos à la radio, en passant par les planches...!" diffusée le 04 mai 2022 sur les ondes de RCF Isère, c'est juste ici ⬇

Une émission réalisée par les étudiants du master CCST de l'UGA et présentée par Nicolas Boutry.

Les reportages de Léa et Matthieu : une petite session de rattrapage des évènements de culture scientifique de Grenoble.

“Scientifique, toi aussi" , un évènement organisé par le CEA et le campus GIANT à Minatec le 28 mars 2022.

Léa est allée interroger Sébastien Berger , coordinateur des programmes éducatifs du CEA, au milieu de plus de 200 étudiants. L'objectif de cette matinée au CEA est d'organiser une rencontre entre les lycéens et lycéennes de première avec le milieu professionnel qu'est le monde de la recherche scientifique. Cela a sûrement permis a certains de découvrir ou de confirmer leur désir de rentrer dans le monde scientifique.

“Ma Thèse en 180 secondes”, un concours où doctorants expliquent leurs sujets de recherche en moins de 3 minutes.

Matthieu a, quant à lui, pu interviewer Clara Laborie, premier prix du jury de la finale de "Ma Thèse en 180 secondes" de l'académie de Grenoble. Clara Laborie a pu représenter son laboratoire de science de gestion. Malgré le stress occasionné par ce concours, elle encourage tous les doctorants à participer à ce concours. Elle a donc pu participer à la demi-finale nationale où son objectif sera de se faire plaisir avec cette compétition.

La chronique d'Anaïs : le chemin de notre voix à vos oreilles .

Dans votre chronique Anaïs, vous nous expliquez comment nos auditeurs et auditrices peuvent entendre le Mag des sciences chaque semaine

Eh oui car c’est la question que je me suis posée ce matin, a votre avis Guillaume, comment notre public peut-il écouter le Mag des sciences tous les mercredis ?

 Avec nos oreilles bien sûr !

Oui, d’accord, mais comment notre émission arrive-t-elle aux oreilles des auditeurs ? J’ai décidé de retracer tout le parcours de cette chronique depuis ma bouche jusqu’à vos oreilles, C’est parti, en premier je vais demander à Guillaume notre animateur de décrire ce qu’il a en face de lui

Mon ordinateur avec le conducteur de l’émission ? 

Alors oui mais je ne pensais pas à ça, essayez encore

Ah oui, mon micro ! 

Oui exactement ! Le  micro, mais comment ça marche un micro ? Il en existe plusieurs types mais je vais me concentrer sur le fonctionnement générique de la chose : lorsque nous émettons un son nous perturbons l’air autour de nous en créant des ondes sonores, c’est à dire des vagues de compression/dilatation de l’air qui se propagent de proche en proche. Comme si en donnant un coup de coude à mon voisin celui-ci le passait à son voisin etc. Un micro est globalement constitué de 3 éléments : une membrane sur laquelle est fixé un aimant et une bobine sensible aux mouvements de l’aimant.
Donc quand je parle la membrane oscille, entraînée par les vibrations de l’air. La membrane fait bouger l’aimant, qui en bougeant crée un champ électrique via la bobine. Ce courant électrique, aussi appelé signal, voyage ensuite le long de câbles – jusqu’à la cabine régie – où il est enregistré – traité numériquement - et mixé au besoin. 

Ce qui permet de couper nos bafouillages 

Vient alors le jour de la diffusion 

Tous les mercredis à 12h15 et 19h15 nous le rappelons - 

Le signal qui représente notre émission est alors converti en onde radio : une onde électromagnétique qui se propage même dans le vide, contrairement au son qui est une onde mécanique et a besoin d’un milieu comme l’air ou l’eau. Notre Mag des sciences peut alors partir à la rencontre de votre poste qui va le capter, le retransformer en signal électrique et l’envoyer vers un haut-parleur. 

Mais ça marche comment un haut parleur ? 

Eh bien c’est tout simplement un microphone inversé : le signal électrique diffusé dans la bobine fait bouger l'aimant qui en bougeant agite la membrane qui à son tour perturbe l’air par compression/dilatation. Cette perturbation voyage via l’air jusqu’à vos oreilles et vous pouvez ainsi chaque semaine profiter du “Magazine des Sciences sur RCF Isère ! Une émission réalisée par les étudiantes et étudiants en Master de communication scientifique à Grenoble.”

L'interview de Nicolas Boutry, directeur d'antenne à RCF Isère et enseignant vacataire au master CCST.


Nicolas Boutry, Bonjour, vous êtes directeur d'antenne à RCF Isère depuis 7 ans maintenant et depuis quelques années, le magazine Science est animé par les étudiants du master CCST, avant de parler plus en détail du Mag des sciences. Est-ce que vous pouvez nous dire quel est l'intérêt d'une émission scientifique ?

Bah alors, pour moi, aujourd'hui, l'intérêt d'une émission scientifique, je vais parler sur l'antenne d’RCF Isère en tant que radio locale associative, c'est de faire part un petit peu de ce qui se passe au niveau des sciences ici à Grenoble et en Isère. Grenoble, qui est une terre des sciences. Depuis de nombreuses années, même j'ai envie de dire des siècles, puisque on sait que l'université de Grenoble, elle a démarré dans les années 1300. Voilà donc voyez, depuis le 14e siècle, il y a une université ici à Grenoble, donc forcément de la science. On parle de la houille blanche à Grenoble, Synchrotron plus récemment, les Nanos, les micro-technologies aussi. Donc ce n'est qu'une petite partie un de ce qui se passe au niveau scientifique à Grenoble. Avec le CEA, le CNRS, la presqu'île scientifique, mais aussi toutes les universités etc. Donc ce n'était pas pour nous possible de ne pas avoir une émission au moins d'un quart d'heure, on va dire un qui parle des sciences qui vulgarise un peu les sciences et toutes les découvertes qui sont faites, soit ici à Grenoble, soit par des chercheurs grenoblois, soit qui ont un lien, parce que c'est important pour nous de l'ancrage local avec Grenoble ou avec l'Isère. Alors il faut savoir qu'une émission comme ça alors, aujourd'hui, elle a un intérêt, bien sûr, mais ça fait longtemps qu'elle a un intérêt.

Alors historiquement, comment est née l'émission le Mag des sciences tel qu'on le connaît aujourd'hui ?


Voilà. Bah justement, avant vous, les étudiants du master CCST en studio, c'étaient des bénévoles, chercheurs, enseignants dans le domaine des sciences qui réalisait une émission qui s'appelait “Les sentiers du savoir” et on a vérifié en préparant l'émission. Bah cette émission, voilà, elle a plus de 20 ans. À l'époque, il a commencé en septembre 2001. Donc vous voyez, ça ne date pas d'hier. Elle durait 20 minutes à l'époque. Les formats ont un petit peu changé, entre 15 et 30 minutes. Et puis forcément avec l'âge venant, ces chercheurs, ils sont partis à la retraite, parfois dans le Sud, il n'était plus qu'une poignée, c'était compliqué d'avoir une émission hebdomadaire sur des sujets scientifiques, de renouveler un petit peu l'équipe et puis Alain Bourré qui est un des piliers de l'équipe, qui est allé à la rencontre du personnel de l'université de Grenoble, qui avait mis une annonce sur un site justement et puis des étudiants ont vu cette annonce et ont répondu. Et les des étudiants ont répondu “Oui justement, pourquoi ne pas faire de la radio”. À l'époque, on était en 2016, c’était Julien Ridouard qui a répondu à cette annonce, qui a fédéré d'autres étudiants autour de lui. Toute une équipe qui, en 2018, quand Julien a quitté l'émission, sont allés, comme d'autres étudiants, vers d'autres horizons. Il y avait également Sandy Aupetit qui faisait partie de cette équipe, qui m'a fait rencontrer Michael Chambru, qui est le responsable du Master justement, le master Communication en Culture Scientifiques et Techniques ici à Grenoble. Et donc c'est comme ça qu'on a discuté, en essayant d'envisager un partenariat.

Et donc qu'est-ce que ce partenariat avec le master CCST a changé pour l'émission ? Donc on a dit, de la régularité, est-ce que ça a apporté d'autres choses ?


Je trouve ça super chouette d'avoir des voix jeunes à l'antenne. Souvent nos bénévoles, je le disais, c'était des chercheurs retraités, donc c'est agréable d'avoir des voix jeunes, donc ça déjà, c'est un point positif, la rencontre avec ces étudiants, la régularité, vous l'avez dit, Arthur. C'est-à-dire qu'au moins chaque année, on sait qu'il y aura une équipe qui va pouvoir pérenniser, ce Mag des sciences et je l'ai dit, pour nous, c'est essentiel d'avoir un magazine qui vulgarise les sciences, ici à Grenoble. Et puis aussi, c'est la formation aussi, ça pour nous à RCF Isère dans une radio associative, c'est très important.

Justement, j'allais y venir, on a des voies jeunes donc c'est bien, mais ces voix jeunes, il faut les former donc grâce à ce partenariat vous avez endossé un rôle de formateur et un peu d'enseignants ? Alors, comment on forme les futurs chroniqueurs radio ?


Ce n'est pas forcément évident parce que ça demande du temps, donc on ne prétend pas vous former pour que du jour au lendemain, vous deveniez des professionnels de la radio. Ce n'est pas le but du tout. Le but de ce cours, qui s'appelle raconter les sciences à la radio, c'est de vous faire découvrir un peu ce que c'est que le monde de la radio, vous faire un petit peu, peut-être, contextualisée ce que vous pouvez apprendre par ailleurs dans vos études la vulgarisation scientifique, c'est un petit peu au cœur de ce que vous apprenez, peut-être de vos futurs métiers. Et bien faire ça à la radio, c'est une particularité. Donc il y a des formats en radio, il y a le format, comme Anaïs l'a très bien fait tout à l'heure, la chronique où l’on expose un fait : “Bah tiens, la radio, comment ça marche ?” Anaïs bravo, vous l'avez très bien expliqué.

Merci Nicolas.


Vraiment, voilà, c'est l'idée d'une chronique : en 2 Min 30, nous expliquer un fait scientifique. Le reportage, on a entendu 2 reportages de Léa et Mathieu tout à l'heure, là aussi avec du son, on entend que l’on est quelque part. Léa était sur un événement à Minatec. Mathieu, lui, il était du côté de la MC2 avec, on a très bien entendu, le speaker qui présentait MT180s. Ben voilà, il y a des techniques pour ça.

Et l'interview, ce que vous faites en ce moment Arthur, voilà. Et tous ces 3 types de formats radios qui sont les plus classiques. Et bien, ça s'apprend. Donc on ne prétend pas encore une fois pouvoir vous apprendre tout ça en si peu de temps parce qu'on a quelques sessions de présentation. Et ensuite, on vous donne un micro, puis on vous dit “allez-y” et puis voilà pour nous, en tant que radio associative, c'est comme ça qu'on fonctionne finalement, à l'expérience. C'est comme ça que j'ai appris. Parce que même si ça fait 7 ans que je suis directeur d'antenne. En 2001, j'étais déjà là en tant que bénévole.

C'est aussi une chance pour nous, les étudiants de pouvoir apprendre en en pratiquant à travers tout ça et donc pour finir une dernière question sur votre ressenti personnel, qu’est-ce que vous appréciez dans cette émission, qu'est-ce qu'elle peut vous apporter ?


Et bien alors moi, déjà, le contenu, je l'apprécie. C'est vrai que c'est riche d'avoir une émission de 15 minutes avec ces 3 formats : chroniques, reportages et aussi interview. Donc, déjà, ça nous permet, nous, en tant que radio, d'avoir une émission avec un contenu très riche, intéressant. Et puis pour moi, ça apporte vraiment quelque chose dans la régularité, de pouvoir passer du temps avec vous chaque lundi après-midi. C’est sûr ces temps-là qu'on se rencontre.

Et puis parfois un peu plus loin, avec des stagiaires qui restent comme Maya l'année dernière où Guillaume, là, à partir de la semaine prochaine donc c'est vraiment une chance, je trouve, j'espère que les auditeurs se rendent compte, voilà d'entendre vos sourires, de vous voir et puis de l'échange aussi se fait. Je le vois bien des fois avec vos invités qui restent un peu plus longtemps après l'émission. Il y a un petit temps de débriefing. Et puis on voit que finalement, même si au début de l'année, on vous sent un peu anxieux, on vous sent angoissé, on vous sent parfois paniqué totalement à l'idée de faire de la radio, une chose que vous n'avez jamais faite.

Et bien quand on vous voit prendre du plaisir et vous nous le dites parfois, et bah ça, ça fait du bien. Alors je ne sais pas si c'est réciproque, mais en tout cas voilà, moi, j'apprécie énormément.

Et tout à fait, on sent avec le temps qu'on n'est plus à l'aise et heureusement qu'on peut couper les émissions et que ce n'est pas en direct, on bafouille encore un petit peu.

Merci à Léa et Matthieu pour leurs reportages ainsi que toute l'équipe présente au studio, Anaïs Lefebvre, Arthur Vial  et Guillaume Froment.

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Un article rédigé par Guillaume Froment, stagiaire en communication scientifique chez RCF Isère.