Grégory Guyot - « Un bricoleur patenté »

Publié par Marie Arthuis, le 25 mars 2019   540

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« Contribution à la caractérisation des processus d’entraînement d’air dans les circuits d’aménagements hydroélectriques »

L’interview commence, et des clés allen apparaissent au creux de sa main. Grégory nous confie alors que c’est l’objet le plus utilisé pendant sa thèse, après l’ordinateur et le crayon. Le bricoleur nous raconte ses recherches : « visser », « dévisser », « trouver toutes les pièces dont on a besoin »

Mais parle-t-il de sa thèse sur les aménagements hydroélectriques ou bien du dernier meuble IKEA qu’il vient d’acheter ? Grégory nous explique que c’est « le même principe, en un peu plus résistant ».

Nous l’avons questionné sur sa présence au concours MT180. Il nous répond « pourquoi pas » avec un regard amusé et assuré. Le défi ne lui fait pas peur, car il croit en l’importance de la communication dans son métier : « expliquer pourquoi on s’acharne à faire des expérimentations, avec des machines qui n’ont ni queue, ni tête ».

Aujourd’hui, dans un monde professionnel qui va très vite, il est conscient qu’il sera « jugé sur 2 min, 3 min, sur des temps courts ». Il a alors appris à expliquer son travail pour que « ce qu’on découvre puisse percer ».

Mais ce n’est pas le seul apport de la formation et du concours pour Grégory : il a été impressionné par la qualité des prestations des autres doctorants. L’estime qu’il a pour ces « gens extrêmement brillants qui sont parfois non-francophones » est sans-limite. Une humilité qu’on ressent derrière un sérieux évident.

Crédit photo : Communauté Université Grenoble Alpes - Cindy Shalaby