5 questions à... Maud Besançon

Publié par Territoire de sciences, le 29 août 2025

À travers cette série, nous mettons en lumière les chercheurs et chercheuses qui participent à la Fête de la science 2025 en Isère. L’objectif : découvrir leur parcours, comprendre leur métier et mieux appréhender les enjeux de leurs recherches.

Suite de la série avec Maud Besançon, professeure de Psychologie à l'Université Rennes 2 et rattachée au Laboratoire de Psychologie : Cognition, Comportement, Communication (LP3C)

Retrouvez toutes les informations sur la Fête de la science 2025 en Isère 


1. Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire de la recherche ?

Quand j’ai débuté mes études à l’université de Grenoble, il était possible de gagner quelques points pour les partiels en participant à des recherches. Les débriefings après les expérimentations m’ont permis d’entrapercevoir ce qui était attendu dans la recherche. Ensuite, il y a eu les premiers travaux d’études et de recherche au cours de la Licence et du Master : réaliser une revue de la littérature pour ouvrir ses perspectives et ne pas rester sur ses a priori, envisager le protocole expérimental adapté pour répondre aux hypothèses, réaliser les passations auprès des enfants, analyser les données pour valider les hypothèses posées ! Bref, c’est l’ensemble de la démarche et être en constante réflexion tout en apportant sa pierre à l’édifice qui m’a donné envie de poursuivre dans cette voie !

2. Sur quoi portent vos recherches en ce moment ?

Mes recherches ont toujours été ancrées dans des problématiques en lien avec le domaine scolaire. Je travaille sur le développement des compétences créatives (et comme Einstein le disait « la créativité, c’est l’intelligence qui s’amuse »), sur le haut potentiel intellectuel. Par ailleurs, je m’intéresse aux actions de prévention au sein des établissements face au harcèlement scolaire.

3. Y a-t-il une idée reçue que vous aimeriez voir disparaître dans votre domaine ?

De nombreuses idées reçues existent… Je dirais que celle que j’aimerais avant tout voir disparaître, c'est celle qu’être un enfant ou un adulte à haut potentiel intellectuel serait un trouble, un handicap ou encore que l’on peut résumer l’intelligence avec un chiffre, le fameux QI !

4. Comment participez-vous à la Fête de la science cette année ?

Cette année, je participe à la Fête de la science en réalisant une conférence pour les Mercredis de Pégase organisé par l’INSPE de l’Académie de Grenoble. En parallèle, les étudiants du Master que je co-dirige réalisent une série de conférences à destination des membres de l’Université Rennes 2.

5. Menez-vous des actions de médiation scientifique auprès du grand public en dehors de la Fête de la science ? Si oui, sous quelle forme ?

En ce qui concerne la médiation scientifique, j’ai écrit des articles de vulgarisation, je réponds favorablement aux sollicitations du terrain pour des conférences à destination des professionnels de l’éducation ou encore des « cafés des parents » pour les parents d’élèves. J’ancre ma pratique de plus en plus dans une science participative où les professionnels du terrain, tout comme les élèves, sont parties prenantes de la construction des problématiques.

🧠 Question bonus : Si vous deviez représenter l’intelligence avec un objet ou une image, que choisiriez-vous ?

Etant donné qu’il est très complexe d’étudier les différents déterminants ayant un impact sur les performances intellectuelles, comme l’est le mécanisme d’une horloge face à la lecture de l’heure sur une pendule, je choisirais donc l'image des rouages d'une horloge pour représenter l’intelligence.


Pour en savoir plus : découvrez le reste de la série dans ce dossier