Grenoble - Tromsø : ou comment déplacer beaucoup de matériel en Norvège

Publié par Mathieu Barthelemy, le 1 mars 2016   3k

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Mathieu Barthélémy est Maître de Conférences et Directeur du Centre Spatial Universitaire de Grenoble (CSUG). C'est aussi un chasseur d'aurores boréales. En ce début du mois de Mars, il est en partance pour une mission de terrain en Norvège. Chance : il nous propose de le suivre chaque jour pendant la durée de sa mission ! Aujourd'hui : le voyage.

Les aurores se méritent. Avant, il faut y aller et comme tout scientifique de terrain, on déplace du matériel. Une partie est arrivée par transporteur vendredi. Le reste était dans l'avion avec nous.

Seulement, la caisse de SPP fait 42 kg. Impossible dans l'avion. On enlève le câble (50m de long), l'ordinateur, du matériel électrique. On ajoute une de nos doudounes pour caler... Ouf ! On arrive à 32,5k g. Ça passe... Avec supplément bagages bien sûr.

Nous voilà dans l'avion (enfin, LES avions car il n'y a pas de vol direct). Genève - Copenhague - Oslo. Et à Oslo, problème : il faut dédouaner les bagages et nous avons 45 min pour la correspondance. Un peu court mais on espère.

Les sacs arrivent au bout de 20 min. Ça devient très très court. On récupère la caisse de SPP au bagages spéciaux et on fonce au "bagage drop". Quelques virages "à la Starsky et Hutch" plus tard, on arrive pour déposer nos sacs et la caisse.

"Trop tard", nous dit la personne chargée des bagages. "Il faut que vous alliez au guichet pour voir si vous pouvez prendre un autre avion ce soir". Au guichet, cela n'affole personne. Visiblement, nous ne sommes pas les premiers à avoir ce problème.

On récupère nos cartes d'embarquement, tout va bien. On n'a finalement que 2h30 de retard sur l'horaire prévu. Une petite bière en attendant (11€ tout de même) et décollage pour Tromsø.

Arrivée sans soucis. On sort : le premier taxi nous dit qu'il n'a pas assez de place dans son coffre. Le deuxième nous prend, très sympa. On discute aurores boréales, billet de 200 NOK sur lesquels est représenté Birkeland. On discute même Terrella et Planeterrella. C'est un collègue de Grenoble qui a repris cette expérience de Birkeland et qui l'a amélioré, il y a quelques années [ndlr : à ce sujet, lire aussi "Jean Lilensten : chasseur d’aurores, sculpteur de lumière"].

On retrouve les autres qui sont venus par d'autres vols.

Demain, nous récupérerons un autre instrument (nommé "1er Cru"), plus gros (150 kg) et nous partirons pour Skibotn où nos collègues hollandais de Leiden nous rejoindront avec un troisième instrument.

Promis, dans les jours prochains, je vous expliquerai à quoi servent ces instruments...

>> Crédit photo : Anne Vialatte