Les sciences participatives - Echosciences chez RCF Isère

Publié par Echosciences Grenoble, le 5 mars 2021   450

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Depuis septembre 2019, RCF Isère offre du temps d'antenne à Echosciences Grenoble, tous les jeudis à 12h05, dans "l'Echo des médias" des "Midis RCF" présenté par Nicolas Boutry.  L'occasion de vous parler des derniers contenus intéressants partagés par les membres d'Echosciences. Retrouvez toutes les chroniques dans ce dossier ou sur le site de RCF-Isère !

Retrouvez la chronique du 04 mars 2021, par Kimberly Bonnel, en son et en texte ci-dessous :

Sur RCF Isère, c’est l’heure de retrouver l'Écho des médias. Aujourd’hui, nous retrouvons Kimberly Bonnel, étudiante en médiation des sciences et actuellement en stage au Media Lab de La Casemate. Elle va nous présenter les dernières nouvelles d’Echosciences Grenoble. Bonjour Kimberly ! 

Bonjour Nicolas !

Alors Kimberly, pour votre première chronique dans l’Écho des médias, vous souhaitez nous parler de sciences participatives !

Tout à fait Nicolas ! Parce que j’ai vu passer sur Echosciences Grenoble un article rédigé par Morgane Taillander, Emma Duboc et Panos Tsimboukis, tous les trois étudiants en médiation des sciences, qui présente la Boutique des sciences de l’Université de Lyon, un dispositif de recherche participative que je trouve très convaincant. 

Très bien, mais vous allez surement nous en dire plus. Qu’est-ce qu’on appelle recherche participative ?

Alors la science ou la recherche participative c’est l’idée de connecter le monde de la recherche et la société civile, dans le but de produire ensemble des connaissances scientifiques. C’est un concept qui s’est notamment développé du côté des sciences naturelles où les citoyens ont depuis longtemps participé activement aux inventaires, en fournissant des données sur ce qu’ils observaient dans la Nature. 

C’est un beau concept en effet, mais finalement les citoyens ne font-ils que récolter des données ?

Non justement parce qu’il y a plusieurs degrés d’implication possibles, comme le présente l’article, autant dans l’interprétation des résultats que la définition même des problématiques ou l’organisation des recherches. Et le projet de recherche peut aussi bien être à l'initiative de chercheurs que d’acteurs citoyens.

Je vois, et à la Boutique des sciences, comment ça marche ?

Et bien, chaque année la Boutique des sciences lance une dizaine d’appels à projet. C’est un comité scientifique qui choisit les sujets selon la demande des citoyens. On recrute ensuite des étudiants de Master2 qui étudient les sujets concernés et qui vont porter le projet de recherche, accompagnés par deux tuteurs, l’un issu du monde universitaire et l’autre d’une association. Et c’est un dispositif qui a un succès fou auprès des étudiants, d’après ce que raconte Hélène Chauveau, chargée des projets à la Boutique des sciences.

D’accord, vous avez des exemples concrets de recherche participative qui ont fonctionné ?

Alors pour cela je vous invite à lire l’article qui évoque notamment une étude menée par l’Université d’Oxford, qui visait à déterminer les différentes dimensions de la pauvreté dans six pays différents, dont les résultats ont été bien différents de ceux attendus, une fois qu’ont été sondées les personnes concernées.

Avant de nous quitter Kimberly, un événement à nous partager ?

Oui ! Le samedi 13 mars, la Casemate organise une cryptoparty. Sans vouloir vous décevoir, il ne s’agit pas d’une soirée underground organisée dans les soubassements de La Casemate, mais plutôt d’un mouvement mondial dont l’objectif est d’enseigner, à travers des ateliers publics, les bases de la cryptographie, cette discipline qui s’attache à protéger des messages. Donc finalement, enseigner les bases de la sécurité informatique.

Le samedi 13 mars, les étudiants de l’IUT2 de Grenoble vous proposent ainsi de 13h à 16h, 4 ateliers sur inscription, à base d’enquêtes, de jeux et de quizz pour questionner votre façon de protéger vos données personnelles.

Un événement à retrouver sur le site de La Casemate et sur Echosciences Grenoble ! Merci Kimberly !

>> Photo : Christopher Fausten (@christopher_rcf)