Un moyen facile et rapide d’éliminer les chenilles processionnaires

Publié par Romane Chevalier, le 10 mai 2022   410

Connaissez vous cet insecte rempli de poils, nichant dans les pins ?

Les chenilles processionnaires sont des animaux dangereux pour la santé. En France, elles sont classées comme étant "nuisibles à la santé humaine" depuis le 27 avril 2022. Les toucher et même respirer la soie de l'animal peut provoquer des allergies. Elles sont aussi nuisibles pour les animaux et affaiblissent les différentes espèces de pin en se nourrissant de leurs aiguilles. Cela donne accès à d'autres insectes qui peuvent le tuer, ce qui peut provoquer la chute de l'arbre sur les passants et causer de grands dégâts matériels : destruction de la végétation, de maisons, de portails, d'infrastructures publiques... 

C'est pourquoi une véritable lutte contre les chenilles processionnaires est engagée, en particulier près des lieux très fréquentés comme les cours d'école et les maisons. Car si une seule chenille est à redouter, les nids comprennent 30 à 40 individus. Pour limiter les invasions, des pièges ont donc été placé sur les troncs. Mais on trouve aussi des nichoirs à mésanges à proximité des arbres car celles-ci se nourrissent de chenilles. Toutes sortes d'astuces se sont ainsi développées pour éliminer les nids et les chenilles processionnaires.  Pourtant, ces manœuvres demeuraient périlleuses et difficiles.

C'est pourquoi l'ingénieur Jacques Ravanat a crée le Drocatex. 

Il s'agit d'une scie montée sur un drone. Facile d'utilisation, elle n'est pas uniquement réservée aux pilotes de drones, mais aussi à un employé d'une entreprise de jardinage par exemple. Facile d'utilisation, il suffit de la placer devant l'arbre colonisé, par terre, d'appuyer sur un bouton, et de regarder le travail s'opérer. 

Cette machine est effectivement dotée d'une autonomie incroyable : elle coupe la branche sur laquelle se trouve le nid. Il ne reste ensuite qu'à incinérer le nid pour détruire les chenilles.

Reportage sur le JT de France 3 sur le DROCATEX de Jacques Ravanat