La glace comme mémoire du climat : retour sur le projet des 4ème du collège La Pierre Aiguille

Publié par L'Ouvre-Boîte - Université Grenoble Alpes, le 12 juillet 2021   340

Xl echanges bruno jourdain

Cette année, deux classes de 4ème du collège La Pierre Aiguille (Le Touvet), ont mené un projet intitulé “La glace, mémoire du climat”. Lauréat du Fonds Vittorio Luzzati, l’objectif du projet était de sensibiliser les élèves aux enjeux du dérèglement climatique, et de découvrir comment les recherches en glaciologie apportent des informations sur l’évolution (passée à  à venir) du climat.  L'encadrement a été assuré tout au long de l'année par Odile Laurent, enseignante en SVT, Fanny Fauritte, enseignante en Français et une équipe pluridisciplinaire. Retour en images sur les temps forts de l'année !

Retour en images sur les temps forts de l'année !

Des ateliers en classe pour expérimenter et se questionner

Lucas Davaze, glaciologue et médiateur, est intervenu lors de deux séances auprès des collégiens. Au cours du premier atelier, il a pu aborder avec les élèves la différence entre météo le climat, et commencer à leur faire appréhender la complexité de la machinerie climatique. Après cette introduction générale, les élèves se sont intéressés plus particulièrement aux liens entre les océans et le climat. Grâce à une maquette apportée par Lucas, ils ont pu expérimenter et identifier le moteur principal de la circulation océanique.

Expérience avec Lucas Davaze pour modéliser la circulation océanique


Pour le deuxième atelier, les élèves se sont intéressés cette fois-ci l'une des conséquences du dérèglement climatique, directement observable dans la région : la fonte des glaciers. Les élèves ont à nouveau pu expérimenter via une maquette pour mieux comprendre le comportement des glaciers. Les différentes projections du GIEC ont évoquées, et des pistes de solutions ont également été abordées.

Illustration de la rencontre avec Lucas Davaze par Clémence et Lily (4ème C)

Un peu plus tard dans l'année, les élèves ont également bénéficié d'un atelier pour réaliser une "Fresque du climat". Il s'agit d'un "jeu sérieux collaboratif où les participants co-construisent une fresque résumant les mécanismes du changement climatique tels qu'expliqués dans les rapports du GIEC" (source Wikipedia). Un véritable outil de médiation pour apporter aux élèves une vision plus globale du dérèglement climatique, et susciter leur questionnement sur nos habitudes de vie.

Les élèves se concentrent pour réaliser leur fresque !

Une rencontre avec Bruno Jourdain, chercheur en glaciologie

Les élèves devaient initialement se rendre dans le campus de l'Université Grenoble Alpes pour visiter l’Institut des Géosciences de l'Environnement. La sortie ayant du être annulée en raison de la crise sanitaire, c'est finalement Bruno Jourdain, chercheur en glaciologie, qui est lui-même venu à la rencontre des élèves (photo de couverture) ! Il leur a présenté ses études et son parcours professionnel, et a ensuite abordé le projet de recherche Ice Memory sur lequel il travaille. Bruno Jourdain a parlé de l’analyse de carottes de glace, de la reconstitution des climats passés ou encore de la glace comme patrimoine mondial. Autant de sujets qui ont permis aux élèves d’en apprendre plus sur le monde de la recherche, et sur les enjeux liés aux climats et à la glace.

Illustration de la rencontre avec Bruno Jourdain par Clémence et Lily (4ème C)

Une conférence pour tous

Le projet s'est conclu en fin d'année par l’animation d'une conférence par les élèves, afin de partager ce qu'ils avaient appris. Le public était composé d'élèves issus d'autres classes du collège, des éco-délégués et de parents d'élèves. Au-delà de la restitution du projet, cette conférence a permis de sensibiliser les familles des élèves à la question du dérèglement climatique, autant à l'échelle locale que mondiale.

Conférence réalisée par les élèves le 18 juin 2021


Cet article a été co-rédigé par Clémentine Martin, étudiante en Master 1 Communication et culture scientifiques et techniques et par Sandy Aupetit, chargée de médiation scientifique à la Direction de la culture et de la culture scientifique de l'Université Grenoble Alpes.