Journée (et nuit !) du 4 mars

Publié par Anne Vialatte, le 5 mars 2016   1.5k

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Pour moi, la journée commence à midi. En effet, nous nous sommes couchés vers 2h30 hier. Hervé [Lamy, astrophysicien de l'Institut d'aéronomie spatiale de Belgique] et Mathieu [Barthélémy, chercheur IPAG et directeur du CSUG] se sont levés plus tôt, mais étaient en train de faire leur "sieste du matin" : pour eux, la journée a commencé avec une téléconf’ à 9h pour Mathieu et des articles à relire pour Hervé… On décide de profiter un peu du beau temps pour aller faire un petit tour sur le fjord.

Vue du port de Skibotn

Après ce moment de détente, Mathieu et moi prenons la route pour aller à EISCAT, un radar UHF/VHF situé près de Tromsø. En effet, nous avons réservé du temps de manip’ afin de comparer les données SPP à celle d’EISCAT. Hervé reste lui à Skibotn afin de gérer Premier Cru et SPP. L’équipe de collègues hollandais est également à Skibotn pour tester leur instrument, un prototype qui n'a pas encore de nom.

Trajet de l'Observatoire de Skibotn au radar EISCAT (1h30 de route)

Ce radar envoie un signal intense dans la haute atmosphère entre 100 et 500 km d'altitude et une grande antenne (32 m) récupère le signal très faible renvoyé par l’ionosphère. Cela nous permet d’avoir des informations sur l’état de cette région atmosphérique. Comparées à la polarisation, les données radar nous permettent d’améliorer notre connaissance des phénomènes créés par les particules qui causent les aurores polaires.

On y arrive vers 17h, et on y retrouve Jean, qui y est déjà depuis la veille. On profite des derniers rayons du soleil pour aller faire un autre petit tour près d’un autre fjord.

On retourne ensuite au radar, et après le repas d’anniversaire de Mathieu, c’est parti ! On mesure de 22h à 2h du matin. Mais, encore une fois, il ne se passe rien. Le ciel reste désespérément nuageux, et les magnétogrammes complètement plats.

Mathieu et Anne en plein travail

Cette première partie de nuit se passe donc calmement, mais tout de même dans la bonne humeur. :) Au final, on a pris le rythme de travail sans trop de difficulté, car on ne tombe pas de fatigue malgré l’heure tardive. Vers 2h15, on reprend la route pour aller à Skibotn. Le trajet dure 1h30 ! On croise seulement quelques renards sur la route, et l'on va se coucher vers 4h...

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