L'art-science avec la biennale EXPERIMENTA - Echosciences chez RCF Isère

Publié par Echosciences Grenoble, le 14 février 2020   280

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Depuis septembre 2019, RCF Isère offre du temps d'antenne à Echosciences Grenoble, tous les jeudis à 12h05, dans "l'Echo des médias" des "Midis RCF" présenté par Nicolas Boutry.  L'occasion de vous parler des derniers contenus intéressants partagés par les membres d'Echosciences. Retrouvez toutes les chroniques dans ce dossier !

Retrouvez la chronique du 13 février 2020, par Marion Sabourdy, en son et en texte ci-dessous :

Sur RCF Isère, c’est l’heure de retrouver l’Echo des médias. Aujourd’hui, Marion Sabourdy nous présente les dernières nouvelles d’Echosciences Grenoble. Bonjour Marion.

Bonjour Nicolas !

Aujourd’hui, Marion, nous enregistrons votre chronique dans des conditions particulières, car depuis ce matin, vous êtes au Salon EXPERIMENTA. Que faites-vous là-bas ?

Oui Nicolas. Avec mes collègues de La Casemate et une équipe de bénévoles, nous animons le Media Lab du Salon Arts-Sciences EXPERIMENTA qui se tient dans les locaux de Minatec jusqu’à samedi. Nous allons raconter ce qui se passe dans le Salon, de quoi parlent les stands et nous allons même animer un petit jeu de cartes pour inciter les visiteurs à raconter leur expérience de visite sur Instagram.

Pouvez-vous nous en dire plus sur l’art-science, la thématique de ce Salon ?

Oui et pour cela, je m’appuie sur un récent article de Louise Le Vagueresse, étudiante dans le Master de Communication et Culture scientifique de l’Université Grenoble Alpes. Louise est passionnée de sciences, de géologie en particulier, mais aussi de théâtre. Elle est allée à la rencontre d’Eliane Sausse, directrice de l’Atelier Arts Sciences, qui organise la biennale EXPERIMENTA dont fait partie le Salon.

Pour évoquer avec vous ce qu’est l’art-science, je vais citer Eliane Sausse : “Les artistes ont un imaginaire, une vision à travers laquelle ils nous parlent de l'avenir. Les avancées scientifiques et technologiques nous servent aussi à inventer demain. Ça me paraît extrêmement important qu'on puisse inventer demain avec les questionnements de tout le monde, pas uniquement avec des technologues enfermées dans des labo, pas uniquement avec les rêves des artistes.

Inventer demain, c’est donc cela l’arts-sciences ?

Oui, en partie. Et partager des imaginaires également. C’est le mot d’ordre de l’Atelier Arts Sciences, qui est un laboratoire de recherche créé en 2007 par le CEA et l’Hexagone, Scène Nationale Arts Sciences de Meylan. Il s’agit de la plus grosse structure Arts Sciences dans le domaine du spectacle vivant. Comme nous le raconte Louise dans son article, l’aventure a débuté il y a presque 20 ans, grâce à Antoine Conjard, le directeur de l’Hexagone, qui a organisé une rencontre en 2002 entre artistes, scientifiques et entrepreneurs autour de la question “Avons-nous un imaginaire commun ?”. Cette rencontre a été suivie d’autres, puis de la création des Rencontres de l’imaginaire, qui deviendront plus tard la biennale Experimenta.

Si Experimenta est une biennale, que fait l’Atelier Arts-Sciences le reste du temps ?

Une de leurs activités les plus emblématiques, ce sont les résidences d’artistes et de chercheurs. Jugez-en par vous-même Nicolas : l’année dernière, l’atelier a collaboré avec une trentaine de chercheurs et ingénieurs de l’Université Grenoble Alpes, de Grenoble-INP et de l’INRIA. Il a mis en place des partenariats avec Renault, la Banque Publique d’Investissement et la MAIF. L’atelier est également impliqué dans deux projets européens : l’un autour de l’intelligence artificielle, avec 13 lieux culturels en Europe et l’autre sur les nouveaux matériaux. Deux thèmes bien présents au Salon Experimenta. En résumé, depuis 12 ans, l'Atelier a pu monter une cinquantaine de projets avec la participation de 205 chercheurs du CEA !

Avez-vous des exemples de résidences entre artistes et scientifiques ?
 
Dans l’article, Eliane Sausse nous explique qu’une résidence peut durer de six mois à deux ans et peut aboutir à un spectacle ou à des éléments de scénographie mais aussi à des expositions interactives, des objets connectés ou parfois simplement à des cahiers d'idées.

Elle liste différents projets dans l’article, dont le dispositif Bioville qui capte des quantités infimes d’énergie produites par des bactéries, le projet de l’artiste Ezra de monter un spectacle qui va consommer moins de 1kW/h, l'Oscillateur Organique d'Antony Rayzhekov qui est un dispositif visuel et musical lié au mouvement des cellules, de la salive ou des cheveux ou bien encore le projet G5 de la chorégraphe Rocio Berenguer qui interroge sur le rôle de l'Intelligence Artificielle dans la communication inter-espèce.

Et certains de ces projets sont présentés à Experimenta ?

Oui Nicolas, certains de ces dispositifs sont présentés dans le cadre du Salon et certains spectacles sont proposés en ce moment dans toute l’agglomération. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site web experimenta.fr et lire l’article de Louise Le Vagueresse sur echosciences-grenoble.fr

Et pour achever cette chronique, je ne peux pas m’empêcher de citer à nouveau Eliane Sausse : “Nous sommes dans une société qui est en pleine mutation avec le réchauffement climatique et l'arrivée de l'Intelligence Artificielle. En étant là, dans la création artistique et la recherche scientifique, on est complètement en lien avec tous les grands questionnements d'aujourd'hui”.

>> Photo : Christopher Fausten (@christopher_rcf)