Les climatologues face à la crise climatique - Echosciences chez RCF Isère
Publié par Echosciences Grenoble, le 6 janvier 2026
Depuis septembre 2019, RCF Isère offre du temps d'antenne à Echosciences Grenoble, toutes les semaines dans "l'Echo des médias" des "Midis RCF" présenté par Nicolas Boutry. Cette chronique se tient le mardi à 12h20 en direct. L'occasion de vous parler des derniers contenus intéressants partagés par les membres d'Echosciences. Retrouvez toutes les chroniques dans ce dossier ou sur le site de RCF-Isère !
Découvrez la chronique du 6 janvier 2026 par Marion Sabourdy, en son et en texte ci-dessous :
Sur RCF Isère, c’est l’heure de l'Écho des médias. Aujourd’hui, nous retrouvons Marion Sabourdy, chargée de projets à Territoire de sciences. Bonjour Marion !
Bonjour Nicolas !
Alors Marion, en cette journée polaire, de quoi allez-vous nous parler ?
Pas de météo mais plutôt de climat. Vous connaissez la différence n’est-ce-pas ?
Alors la météo c’est le temps qu’il fait aujourd’hui et le climat ce sont des variations à beaucoup plus long terme, c’est ça ?
C’est ça Nicolas. Et je vais parler en particulier de l’engagement des scientifiques du climat.
On a déjà eu l’occasion de recevoir des chercheurs de l’Institut des Géosciences de l’Environnement dans nos studios, ils viennent volontiers parler de leurs recherches.
Effectivement et c’est en partie le sujet de l’article Echosciences du jour, écrit par des étudiantes en Master de Communication scientifiques de l’Université Grenoble Alpes. Elles résument une intervention d’Hannah Gautrais, doctorante en sociologie des sciences à l'ENS de Lyon spécialiste de l’expertise et de l’engagement des chercheurs en climatologie.
Je me suis toujours demandé comment les climatologues font, eux qui ont quotidiennement la tête dans les mauvaises nouvelles au sujet du réchauffement climatique…
Effectivement, ces chercheurs peuvent avoir envie de tirer des sonnettes d’alarme. En parallèle, les citoyens, les pouvoirs publics ou les acteurs économiques peuvent aussi attendre d’eux une certaine forme d’engagement. La jeune sociologue indique que depuis les années 2000, les climatologues font face à une demande croissante pour une science “utile” voire “opérationnelle”, capable de répondre directement aux enjeux de la crise climatique.
Quelles formes cela prend-il ?
Au niveau mondial, le GIEC s’impose toujours comme le cadre dominant de l’expertise climatique mondiale. Mais ce modèle un peu rigide est critiqué et s’accompagne de nouvelles demandes comme par exemple des prévisions climatiques locales pour les collectivités, des pistes pour adapter des activités économiques (agriculture, stations de ski…) et anticiper les risques. En somme, on demande de plus en plus aux climatologues ce qu’on appelle des “services climatiques”, ce qui peut entraîner des tensions, entre leur statut académique initial mais aussi avec les acteurs privés par exemple.
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter l’article de Zoé Meiller et de ses camarades sur echosciences-grenoble.fr. Et avant de vous quitter Marion, en restant sur la climatologie, vous souhaitez nous parler d’un prochain événement à La Casemate ?
Oui Nicolas, le 29 janvier prochain, l’antenne grenobloise de l’Association française pour l'information scientifique, propose une conférence de Fanny Brun, chercheuse en glaciologie à l’IGE justement et à l’Institut de recherche pour le développement. Fanny viendra parler de l’évolution future des glaciers et de l’impact de leur retrait sur la hausse du niveau des mers, la ressource en eau et les écosystèmes.
Bel exemple d’engagement d’une glaciologue. Merci Marion et à très bientôt !
Merci Nicolas ! Bonne journée !
Crédit photo : Christopher Fausten (@christopher_rcf)
